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    Ivan Aïvazovski, illustre citoyen de Théodosie

    Ivan Aïvazovski, illustre citoyen de Théodosie

    Photo: RIA Novosti
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    Des générations de poètes, de compositeurs et de peintres ont admiré la nature merveilleuse de la péninsule de Crimée. Le grand peintre-mariniste mondialement connu Ivan Aïvazovski est né en Crimée.

    Son amour pour cette région était si grand que le peintre est resté fidèle jusqu’à la fin de sa vie à sa Théodosie natale, même quand il était déjà connu en Europe et aux Etats-Unis. Il a beaucoup fait pour aménager cette ville située au bord de la mer Noire. Mais l’essentiel est l’héritage qu’il lui a laissé : sa propre galerie de peintures et la plus grande collection de ses œuvres.

    Tatiana Gaïdouk, directrice de la Galerie d’Etat Tretiakov, a bien voulu nous donner son avis.

    « Aïvazovski aimait beaucoup sa ville natale, il y était très attaché. Théodosie fait partie de la liste des 10 plus anciennes villes d’Europe. Tout y respire les souvenirs des époques précédentes. »

    La ville attirait les artistes, continue Tatiana Gaïdouk. Théophane le Grec a décoré ses églises, des architectes célèbres y ont construit des lieux de culte, et Aïvazovski sentait qu’il y était également lié. L’artiste a beaucoup voyagé, a plusieurs fois par an organisé des expositions de ses tableaux à Moscou, à Saint-Pétersbourg, à Odessa, mais il écrivait toujours dans ses lettres : « Mon adresse c’est toujours à Théodosie ».

    La peinture de marine, tout comme celle de guerre, était essentielle dans l’art d’Aïvazovski. Il a fait du paysage, notamment de la peinture de marine ; un genre à part entière, a rappelé Tatiana Gaïdouk.

    « Aïvazovski a commencé sa carrière à l’époque où le romantisme régnait en Russie, et les peintres romantiques étaient censés représenter la nature, ses états inhabituels. Dans ce contexte, le paysage maritime offrait beaucoup plus de possibilités. Il n’est pas étonnant que des 6 000 tableaux réalisés par Aïvazovski, près de 4 000 représentent orages, tempêtes, naufrages. En ce qui concerne ses tableaux de guerre, Aïvazovski est devenu le premier peintre de l’état-major de la Marine russe. Bien entendu, il était obligé de traiter ces sujets. Mais il ne faut pas oublier que le XIXe siècle est le siècle des victoires brillantes de la flotte russe. Evidemment, cela attirait Aïvazovski. »

    Il est étonnant que malgré sa productivité créatrice et sa capacité de travail, sa passion pour les voyages, son engagement à la vie publique de la ville, Aïvazovski ait une grande ferme et prenne une part active au règlement des problèmes de la ville. « C’était un homme extraordinaire », s’enthousiasme Tatiana Gaïdouk.

    « C’était une personne influente, un des plus grands propriétaires du Sud de la Russie. Presque toutes les terres noires (tchernoziom) de la Crimée et près de 12 000 décimes de terre appartenaient à Aïvazovski. Il en tirait l’argent pour nourrir sa famille et pour réaliser ses projets. Or, il menait ses actions caritatives avec l’argent de la vente des tableaux. Le souvenir d’Aïvazovski, de ce qu’il a fait pour Théodosie, de ce qu’il était le premier citoyen honorable de notre ville, vit toujours. »    N

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