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Catastrophe du Boeing malaisien : un avion mitraillé

Catastrophe du Boeing malaisien : un avion mitraillé

© Photo : RIA Novosti/Andrey Stenin
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Le ministre des Affaires étrangères de Russie Sergueï Lavrov a déclaré que l'information sur les conversations entre les contrôleurs ukrainiens et les équipages, l'équipage du Boeing de Malaysia Airlines compris, faisait jusqu'à présent défaut.

De l'avis des experts, seules deux versions du crash de l'avion malaisien sont probables. D'après la première, il a été abattu par un missile du système Bouk-M1. Mais si un avion aussi grand que le Boeing était frappé par un missile sol-air, l'équipage pourrait avertir les contrôleurs à l'avance. D'après la deuxième version, le Boeing a été abattu par un avion de combat non idendifié, un Su-25 ou un MiG-29, qui a d'abord tiré avec son canon de 30 mm sur le cockpit des pilotes. Cet avion non identifié devait posséder des données sur la situation aérienne provenant des radars sur terre. En résultat, l'équipage a été tué sur le coup sans pouvoir donner le signal de détresse. Ensuite un missile air-air R-60 ou R-73 a été tiré sur le Boeing qui est parti en vrille. Tout cela ressort du caractère des orifices dans les décombres de l'avion et de la nappe d'éclats. Il y a des orifices arrondis produits par les munitions de canon et des orifices rompus produits par l'impact de missiles. Cette dernière version semble devenir unique, elle est très proche de la situation réelle et est appuyée par des preuves convaincantes, signale le rédacteur en chef de la revue Vozdouchno-kosmitcheskaïa oborona (Défense aéro-spatiale) Mikhaïl Khodarenok :

« Les spécialistes qui ont vu les photos des parties percutées du Boeing ont dit aussitôt que les impacts ne pouvaient pas être produits par les éléments de combat du missile Bouk qui sont très spécifiques et sautent aux yeux. Aujourd'hui la version d'un Su-25 et d'un MiG-29 répond au mieux à toutes les questions. Le missile du système Bouk produit un effet qui diffère de celui du missile R-60 utilisé dans le combat aérien ».

Le tir d'un missile sol-air guidé est accompagné d'un bruit très fort entendu à une distance de plusieurs kilomètres. En plus la combustion du carburant laisse une traînée de fumée observée dans un rayon de dix kilomètres de l'endroit de lancement. Tout cela aurait été détecté par des témoins. YouTube regorge de vidéos filmées par des téléphones mobiles et l'explosion aurait été entendue. Mais rien n'a été enregistré. En revanche il y a beaucoup de témoins qui ont vu un autre avion non loin du Boeing. L'étude des débris de l'avion pour établir avec quelle arme il a été abattu aurait pu dissiper d'emblée tous les doutes à propos des causes de l'accident. Tout comme les enregistrements des conversations entre l'équipage et le centre de contrôle du trafic aérien de Dnepropetrovsk et les données des boîtes noires. Mikhaïl Khodarenok signale que cela suffit pour établir les causes de la catastrophe :

« Des données objectives deviennent de plus en plus nombreuses qui témoignent qu'il n'y a là-dessus aucune trace russe. Et, d'autant plus, aucune trace des miliciens du Donbass. Par contre, la découverte d'une trace ukrainienne serait désavantageuxe pour de nombreuses personnes. D'où un complot du silence autour du vol MH17 ».

Des pièces à conviction sont dissimulées. Mais, tôt ou tard, il faudra présenter les documents officiels et les conclusions des experts lesquels, de toute évidence, ne serviront pas à confirmer les versions de l'Occident et de l'Ukraine.

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