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    Les gratte-ciel de Moscou. L’hôtel « Ukraine »

    Les gratte-ciel de Moscou. L’hôtel « Ukraine »

    © Photo: Flickr.com/Andrew Beirne /cc-by-nc
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    L’hôtel « Ukraine » (aujourd’hui Radisson Royal) est le dernier des immeubles à de nombreux étages staliniens à avoir été construit. Il est aussi le plus inhabituel : outre des chambres d’hôtel, on y trouve des appartements, des restaurants, des cafés, un club de fitness et un centre de congrès.

    L’immeuble domine un méandre de la Moskova et donne accès sur l’avenue Koutozov, l’un des quartiers les plus prestigieux de la capitale russe.

    Mais à la fin des années 40, quand la construction des gratte-ciel commençait à Moscou sur ordre de Joseph Staline, personne n’aurait eu l’idée d’appeler ce quartier de Moscou élitaire. Dans les premières années d’après-guerre c’était un quartier pauvre, et à l’emplacement actuel de l’hôtel il y avait un marécage. Construire sur un tel terrain un immeuble à de nombreux étages était une entreprise pour le moins risquée. Il fallait des fondations extrêmement solides. Pour cette raison les travaux de construction ont duré particulièrement longtemps et n’ont été achevés qu’après la mort de Staline.

    Si ce n’est le décès du guide, le nouvel édifice aurait été qu’un hôtel. Le successeur de Staline, Nikita Khrouchtchev, a ordonné un réaménagement prévoyant dans chaque aile des appartements au nombre de 250, destinés à des célébrités. Une attention spéciale a été accordée à l’intérieur et au confort des logements.

    Le bâtiment monumental sur la Moskova a fonctionné pendant près d’un demi-siècle avant une reconstruction d’ampleur en 2007. Trois ans après, l’hôtel a rouvert sous un nouveau nom – Radisson Royal. Pour avoir le droit de moderniser le légendaire immeuble stalinien, ses nouveaux propriétaires ont déboursé la somme record de plus de deux milliards de dollars ! Les travaux de reconstruction allaient de paire avec le réaménagement, compte tenu des critères contemporains requis envers un hôtel cinq étoiles, tandis que le nombre des chambres a été réduit de 1000 à 500. Les nouveaux propriétaires ont gardé le style de l’immeuble, ainsi que son unique collection de peinture soviétique. Tous les tableaux ont été restaurés, dans les salles il n’y a que des originaux. Comme avant, les entrées sont décorées de merveilleuses sculptures.

    Les propriétaires de l’hôtel ont encore racheté et réparé l’unique diorama de Moscou, conçu spécialement pour l’exposition de 1977. Le légendaire diorama s’étend sur 400 m². On dit que le fameux astronaute américain Neil Armstrong souhaitait l’acquérir, mais on lui a répondu que « Moscou n’était pas à vendre ».

    A présent le diorama « Moscou - capitale de l’URSS », doté de dispositifs techniques et lumineux spéciaux, est installé dans l’une des salles de l’hôtel. Il représente la capitale vieille de 40 ans, Moscou qui a changé tellement aujourd’hui, la ville, dont les sept immeubles à de nombreux étages staliniens demeurent l’ornement depuis plusieurs décennies. /N

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