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    Lyon : la chasse aux patriotes tolérée
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    Lyon : la chasse aux patriotes tolérée

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    Lors du congrès du Front national, Lyon est devenu le théâtre de violents incidents. Des vitrines cassées, des commerces vandalisés, des policiers blessés, la manif ratée voilà le bilan des protestations contre le rassemblement des patriotes de Marine Le Pen à Lyon.

    L’extrême gauche dont les partisans sont descendus dans la rue, a dû reconnaitre l’échec de la manifestation, en déplorant les dégradations commises par des militants vêtus de noir et cagoulés dont on ignorerait l’appartenance politique. Aux dires d’Arnaud Delrieux, porte-parole du groupe Génération identitaire, les appels à une manifestation « offensive » et violente avaient été lancés à plusieurs reprises bien avant la tenue du congrès du FN. Mais les forces de l’ordre une fois de plus n’ont pas été, semble-t-il, prêtes à une tournure pareille malgré un important dispositif policier déployé sur place. Ecoutons le témoignage d’Arnaud Delrieux, porte-parole du groupe Génération identitaire.

    LVdlR. La manifestation qui s’est tenue en marge du Congrès du Front National a échoué, avouent ses organisateurs. De graves incidents ont eu lieu dans la ville ce qui a empêché les manifestants de mener l’action jusqu’au bout. Pourriez-vous nous parler de ce qui s’est passé en fait dans la ville ?

    Arnaud Delrieux. Il y avait plusieurs organisations de gauche et d’extrême gauche qui ont appelé à manifester contre le congrès du Front national qui se tenait à Lyon. Parmi tous ces groupes de gauche, il y avait plusieurs groupuscules d’extrême gauche violents qui avaient appelé à une « manifestation offensive », à venir casqués pour mener une manifestation violente. Ils l’avaient annoncé plusieurs semaines avant le congrès. Nous les Identitaires, nous avions déjà commencé à communiquer en prévenant la préfecture, en prévenant les pouvoirs publics pour dire que de toute façon il y aurait de la casse puisque c’était dans leur intention dès le début. Comme c’était prévu, malheureusement, dès le début de la manifestation plusieurs heurts ont éclaté entre manifestants et policiers, entre manifestants et commerçants. Plusieurs vitrines ont été vandalisées, cassées, certains magasins pillés. Du coup, la manifestation n’a pas pu aller à son terme.

    LVdlR. Qui sont les auteurs de ces dégradations ?

    A.D. C’est ce qu’on appelle la mouvance antifa qui se réclament comme étant antifascistes. On constate aujourd’hui que ce sont des casseurs et des voyous.

    LVdlR. Quelles sont leurs revendications ?

    A.D. Pour eux, c’est un appel clair à la violence contre le FN puisque, s’ils pensent qu’ils n’arrivent pas à faire barrage à la montée des idées patriotes par les idées ou par les urnes, eh bien ils considèrent que la violence est un moyen qui peut faire en sorte que les Français cessent d’ouvrir les yeux et pour faire reculer les idées patriotes. Le plus inquiétant, je dirais, c’est que la préfecture a autorisé la manifestation qui était ouvertement offensive alors qu’il y avait à priori toutes les chances pour qu’il y ait un risque de troubles à l’ordre public. A nos yeux, le préfet aurait dû interdire cette manifestation.

    LVdlR. Pourquoi les manifestations d’extrême-gauche sont presque toutes accompagnées des violences ? A quoi bon casser les vitrines ?

    A.D. Je pense qu’il y a un grand laxisme de l’Etat. Le plus scandaleux, à mes yeux, c’est qu’il faut bien savoir que le parti socialiste du Rhône-Alpes a fait de la publicité pour cette manifestation. C’est-à-dire que le parti socialiste, parti qui est au pouvoir, a incité ses adhérents, ses sympathisants à se rendre à cette manifestation. On est devant quelque chose de très grave : le pouvoir politique qui est en place actuellement encourage ou même tolère la chasse aux patriotes. En voyant des manifestants qui sont cagoulés avec des marteaux dans la rue, on peut vraiment considérer que la chasse aux patriotes est ouverte et tolérée.

    LVdlR. Les casseurs étaient-ils interpellés ?

    A.D. Il y a eu quelques interpellations, je crois qu’il y a eu moins d’une vingtaine d’interpellations alors qu’au final il y a eu plus de trois mille manifestants, alors qu’on parle de plusieurs centaines de casseurs. Le nombre d’interpellations est donc assez dérisoire. Quand on voit le nombre de groupes qui se baladent en plein centre-ville de Lyon, on peut se poser la question quant au rôle de la préfecture dans la gestion des manifestations.

    LVdlR. Est-ce que votre mouvement Le Bloc identitaire a entrepris des actions lors de cette manifestation ?

    A.D. Le Bloc identitaire s’est surtout mis à disposition des commerçants les jours qui ont précédés cette manifestation. Les commerçants ont dit qu’ils étaient vraiment touchés par les intentions du Bloc identitaire de se mettre à côté pour les défendre. Il n’y a aucune personne du Bloc identitaire qui était mêlée à des incidents. En revanche, on reçoit beaucoup de messages et de coups de téléphone des commerçants depuis samedi qui nous disent que nous avions eu raison, s’ils avaient su, ils auraient peut-être pu s’organiser différemment. Il s’avère que les commerçants font vraiment part de leur envie de s’organiser différemment pour la prochaine manifestation. »

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