Société
URL courte
Trêve en Syrie (2016) (220)
12560
S'abonner

Pendant la guerre, elles ont perdu un frère, un fils, un époux… mais pas l'espoir de vivre en paix. L'avenir de la Syrie repose désormais sur les épaules des femmes.

Depuis plus de cinq ans, la Syrie est ravagée par une guerre sanglante qui a emporté la vie d'environ 250.000 personnes. 

Elles sont restées seules face à de nombreux problèmes, notamment l'éducation des enfants et la nécessité de subvenir à leurs besoins. Le rétablissement ainsi que l'avenir du pays tout entier dépend d’elles, les Syriennes.

L'économie demeure dans un état déplorable, les services publics sont à l’arrêt… dans ces conditions, le sort des Syriennes dépend presqu’entièrement des associations caritatives. 

L'Association des martyrs est une des plus grandes institutions publiques de la province de Homs. L'organisation a pour objectif d'aider les femmes à reprendre leur train de vie habituel. 

Afin d'atteindre ce but, l'Association des martyrs a créé plusieurs entreprises qui embauchent des femmes, notamment une usine de textile produisant des uniformes militaires ainsi que des vêtements civils.

"Le décès de mon époux nous a bouleversés. Suite à cet accident, notre vie a basculé. C'est très difficile. Moi et les enfants, nous avons perdu notre seul soutien", a confié une des employées de l'usine.

"Ma fille avait fait ses études à l'université. Elle a dû les abandonner car je n'avais plus d'argent. Ce que je gagne ici est mon seul revenu", a raconté une autre employée citée par la RT.

L'usine compte environ 200 employées. Chaque mois, des femmes touchent le salaire de base ainsi qu'une part des gains obtenus via l'écoulement de la production. 

Ces femmes ayant perdu leurs un frère, un fils ou un époux sont obligées de relever seules les défis de la vie.

"Mon fils est décédé à l'âge de 27 ans. Il a reçu une balle dans la tête. J'ai un autre fils, il est marié, a deux gamins et il est actuellement engagé dans l'armée. Nous sommes tous à court d'argent", déplore une habitante de Homs.

Une prisonnière
© Fotolia / Rafael Ben-Ari
La direction de l'usine cherche à faire tout son possible afin d'améliorer le quotidien des Syriennes. L'entreprise propose entre autres de garder les enfants en bas-âge lorsque leurs mères sont au travail. Les médecins du dispensaire sont également toujours prêts à accorder une assistance médicale aux employées.

La guerre n'a pas mis à genoux ces Syriennes qui continuent de travailler dur afin d'assurer un avenir meilleur aux générations futures. Telles sont les héroïnes méconnues de ce pays exsangue, mais toujours vivant, qu’est la Syrie. 


Dossier:
Trêve en Syrie (2016) (220)

Lire aussi:

Les démineurs russes poursuivent leur opération dans la Palmyre libérée
Syrie: l'armée aidée par les Russes prépare une offensive à Alep
Succès en Syrie: un complot du silence des USA?
Un chef partage son secret pour des pommes de terre rôties parfaites 
Tags:
femmes, vêtements, enfants, usine, terrorisme, économie, guerre, Etat islamique, Homs, Syrie
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook