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A Damas, les adultes ne ménagent pas leurs efforts pour épargner les enfants de la réalité douloureuse vécue par la Syrie.

Pour ce faire, ils organisent des cercles de développement artistique dans lesquels les enfants dessinent, s'initient au folklore national et, plus généralement, à la création. Dans ces cercles, les enfants de tous les âges sont admis.

Zeyn et sa sœur Zeyna, dont les parents les ont emmenés à Damas à partir du quartier de Baba Amr de Homs, ont raconté à Sputnik comment ils passaient leur temps dans un de ces cercles.

"Chaque jour j'attends avec impatience le début des leçons de dessin. Je savoure à l'avance le moment où je plongerai mes mains dans les couleurs avant de les apposer sur le papier", raconte Zeyn.

Souvent, il dessine la maison de ses rêves, la maison dans laquelle il voudrait vivre.

"Je veux devenir peintre", a-t-il confié à Sputnik.

Sa sœur Zeyna aime elle aussi les leçons du cercle de développement artistique, surtout les cours d'origami.

"Quand je serai grande, je veux devenir médecin. Maman m'a promis que l'année prochaine j'irais à l'école", raconte Zeyna.

Amna Hadj, psychologue et pédagogue syrienne qui anime les cours, a évoqué à Sputnik leur efficacité pour les enfants dont la famille a perdu sa maison, a fui la guerre, a vécu la mort de parents.

Le dessin et d'autres activités artistiques sont un remède éprouvé depuis longtemps pour soigner les blessures psychologiques des enfants.

"Parfois, nous autorisons les enfants à dessiner ce qui les effraie et préoccupe, pour les débarrasser du stress et les aider à oublier un drame", explique  l'animatrice. 

Selon elle, dans 90% des cas, visualiser les objets de préoccupation et les transférer sur le papier produit un effet positif rapide et aide les psychologues à comprendre ce qui tracasse concrètement un enfant et comment y remédier.


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Tags:
folklore, développement artistique, dessin, Homs, Damas, Syrie
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