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    Au Brésil, les bons clowns s'en prennent aux méchants

    Au Brésil, les bons clowns s'en prennent aux méchants

    Divulgação Equipe Ariel Brandão/Palhaço Margarina
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    Indignés par le comportement des clowns qui font peur aux citoyens, un groupe de vrais clowns a déclenché une manifestation dans les rues brésiliennes. Ces derniers aspirent à donner de la joie aux enfants «de 0 à 100 ans» et ne renonceront pas à leurs positions sans lutter, confie l'un d'eux dans un entretien à Sputnik.

    Tandis que la conduite peu délicate de faux clowns devient à la mode, les clowns brésiliens sont descendus dans les rues de la ville brésilienne de Porto Alegre pour récupérer leur nom. Sputnik a interrogé sur le sujet l'un des organisateurs du mouvement « Bons clowns unis de l'État de Rio Grande do Sul (Palhaços Unidos do Bem RS en portugais) Ariel Brandão.

    « Cette nouvelle tendance a eu un impact bien mauvais sur nous, professionnels de cet art. D'autres employés de l'État et moi, nous faisons des performances à divers événements, aux anniversaires. Et lorsque nous descendons dans les rues ou venons aux fêtes, les invités nous regardent désormais étrangement et disent tout de suite, après ces nouvelles de tous les coins du monde et du Brésil, à cause de cette mode étrange aux États-Unis, "Regardez, c'est un clown assassin" », déplore M. Brandão.

    Une telle réaction offense les professionnels, d'autant plus qu'elle les prive de travail.

    « Cela a commencé à m'offenser. Nous sommes privés de travail par les clients qui préfèrent les clowns à autre chose. Mais c'est une des professions les plus anciennes du monde ! Notre but est de donner de la joie aux enfants de 0 à 100 ans ».

    Les clowns professionnels veulent être reconnus par les Brésiliens et non en tant que « clowns assassins ».

    « Nous ne voulons pas qu'on nous compare avec les gens qui se déguisent dans nos costumes et nos masques — qui n'ont même pas de maquillage —, qui prennent des couteaux et des haches et partent commettre de mauvaises actions », poursuit M. Brandão, dépité. « Ils se servent de notre image pour la noircir. C'est comme si je portais les vêtements d'une autre profession et que je me mettais à attaquer les gens ».

    Le plus triste, c'est que les enfants souffrent aussi. Mais Ariel Brandão n'entend pas baisser les bras.

    « Nous allons continuer à combattre. Une autre manifestation encore est fixée à lundi. Nous poursuivrons notre lutte jusqu'à ce qu'il soit clair que ce n'est pas nous qui sommes coupables de cette nouvelle mode, de ce qu'ils font. Nous souhaitons tout simplement être reconnus. Nous sommes de vrais clowns, de vrais professionnels dans l'art de donner de la joie aux gens », conclut-il.

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    Tags:
    clown, image, reconnaissance, réputation, manifestation, Brésil
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