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    Stas Deriabine et ses Bouratino

    Le Geppetto russe dévoile les secrets du bonheur

    © Photo. Stas Deriabine
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    Depuis plus de vingt ans, il sculpte dans du bois des centaines de garçonnets qui rendent heureux des milliers de personnes.

    Dans un entrepôt désaffecté de Nijni Taguil, ville russe de l'Oural, le conte se vit au quotidien. Stas Deriabine, ce « Geppetto » âgé de 50 ans a déjà donné naissance dans son atelier à toute une armée de petits garçons espiègles en bois du nom de Bouratino, le Pinocchio russe. Les médias russes nous en disent plus.

    Bouratino
    © Photo. Vkontakte
    Bouratino

    « Je me suis passionné tôt pour la lecture (…) "Les Aventures de Bouratino", c'était l'un des premiers livres à m'avoir autant impressionné. En regardant ses illustrations, j'ai compris que ma vocation était de dessiner et de confectionner des poupées. Qui plus est, mon rêve était de donner vie à Bouratino », se souvient Stas.

    Mais jusqu'à l'âge de 30 ans, il n'avait jamais pu réaliser son rêve. Ayant fait des études supérieures d'arts graphiques, il est allé sous les drapeaux, et une fois son service militaire terminé, il s'est marié et est devenu père de famille. Il fallait gagner de l'argent.

    Bouratino
    © Photo. Vkontakte
    Bouratino

    « J'ai exercé une multitude de métiers. J'ai travaillé comme designer dans une usine et même comme gardien de nuit. Pourtant, le cœur n'y était pas. Dans les années 1990, mon camarade d'école est venu me voir. Ebéniste-menuisier de son métier, il m'a laissé en cadeau un couteau et deux ciseaux. C'est ainsi que je me suis mis à maîtriser les rudiments de la sculpture sur bois », raconte l'homme.

    Les premières poupées ne sont apparues que dix-huit mois plus tard. C'est là que le conte prend vie : il s'est avéré que tant en Russie qu'ailleurs, nombreuses étaient les personnes qui rêvaient d'avoir un ami magique, un Bouratino !

    « Il était très difficile d'en vendre. Je préférais le faire moi-même pour que le client puisse tenir la poupée dans ses mains et comprendre qu'il avait besoin de ce garçonnet concret », avoue l'artiste.

    Depuis, il invente pour chaque Bouratino une histoire étonnante pour en faire part à ses fans sur les réseaux sociaux. Chacun de ses petits garçons en bois a sa vocation, dont celle d'accompagner son maître lors d'un traitement. Stas est toujours très ému au moment de se séparer de ses « fils ».

    Les Bouratino sont devenus plus qu'un métier pour Stas et les siens. Ce sont les meilleurs amis du monde, un remède contre la déprime, des membres de la famille et une source d'inspiration inépuisable. Bref, le travail de Stas lui offre un conte tous les jours.

    « Le principal et le plus difficile dans mon métier, c'est le sourire. Le sourire reflète le caractère. J'ai mis plusieurs années à comprendre comment il fallait le sculpter. Je le fais la nuit ou quand je suis tout seul. Il faut avoir le moral pour réussir. Il n'y a que comme ça, avec le sourire, qu'il faut avancer, ou du moins faire le travail que vous aimez ! », conclut Stas.

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    Tags:
    métier, sculpture, artisanat, poupée, Stas Deriabine, Nijni Taguil, Oural, Russie
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