Ecoutez Radio Sputnik
    Un Français traversera l’Atlantique en pédalo contre le gaspillage alimentaire

    Un Français traversera l’Atlantique en pédalo contre le gaspillage alimentaire

    © capture d'écran: YouTube
    Société
    URL courte
    1246

    Bien décidé à lutter contre la sous-nutrition, un jeune Français s’est donné pour défi de traverser l’Atlantique en pédalo.

    L'idée de Baptiste Dubanchet, 28 ans, est de relier Paris à New York, en vélo et en pédalo pour la traversée de l'Atlantique, tout en mangeant des aliments destinés soit à être jetés, soit dont le DLO est dépassé.

    Rappelons au passage que le DLUO correspond à la date qu'il est possible de dépasser sans jamais tomber malade. Effectivement, en Europe, il existe deux types de dates: les DLC et les DLUO. Les DLC (date limite de consommation), c'est tout ce qu'on peut ranger au frigo: tous les produits laitiers, les yaourts, le fromage, la viande, le poisson, etc. En l'occurrence, si la date est dépassée, il y a un risque pour la santé. Ainsi, il faut faire attention à ne pas trop dépasser la date.

    En revanche, tout produit ayant une DLUO (date limite d'utilisation optimale) — céréales, café, riz, lentilles, etc. — reste consommable même 10, 20 ans après, étant donné qu'on les conserve toujours au sec.

    Ainsi, Baptiste compte manger au cours des premiers jours de sa traversée un kilo de riz, dont le paquet porte l'étiquette « à consommer de préférence avant juillet 2006 ».

    « Si vous trouvez cela un peu fou, de passer trois mois à traverser l'Atlantique tout seul en mangeant uniquement du riz et des lentilles qui sont dépassés, dites-vous qu'on vit dans un monde où on produit largement de quoi nourrir toute la planète. On gaspille entre un tiers et la moitié de notre production, alors qu'il y a 870 millions de personnes souffrant de sous-nutrition », souligne-t-il.

    De son propre aveu, son projet vise à proposer des solutions pour y remédier, à la différence d'une simple campagne de sensibilisation. « Le projet a pour objectif de trouver des solutions au gaspillage alimentaire. Premièrement, durant tout le voyage, il y aura une pétition demandant soit de changer, soit de modifier radicalement l'étiquetage des DLC et des DLUO pour que plus personne ne confonde un paquet de riz avec un yaourt. Deuxièmement, il y aura une étude sur la lyophilisation de la nourriture », explique le jeune homme.

    Encore une petite remarque: la lyophilisation, c'est le processus qui consiste à retirer toute l'eau des aliments. De tels produits ont plusieurs avantages, notamment l'aliment devient beaucoup plus réduit en taille, beaucoup plus léger, tout en conservant les nutriments essentiels. Ainsi, au lieu de mettre un aliment à la poubelle, on pourrait essayer de voir si en le lyophilisant on pourrait utiliser moins d'énergie que l'énergie qu'on utilise actuellement pour amener tous ces aliments à la décharge puis en fabriquer de nouveaux.

    Pour financer son projet, Baptiste Dubanchet a pu compter sur le soutien des internautes, qui ont déjà donné plus de 3 000 euros sur une plateforme de crowdfunding.

    « Si vous voulez contribuer un petit peu à votre échelle au projet, vous êtes les bienvenus au financement participatif sur le site Helloasso. En outre, si vous avez l'impression de payer trop d'impôts, vos dons sont défiscalisables à 66 % », conclue le volontaire.

    Suivez Sputnik sur Telegram pour ne jamais manquer les actualités les plus importantes grâce à nos sélections du matin et du soir. Pour recevoir les actualités de notre chaîne, il suffit de télécharger l'application Telegram sur n'importe quel smartphone, tablette ou ordinateur puis cliquer sur le lien et appuyer sur « Join »

    Lire aussi:

    Arrêter le gaspillage alimentaire, un moyen de régler les crises migratoires?
    Grand gaspillage: l’Européen jette 123 kg de nourriture par an
    ABM en Europe: la réponse russe, un gaspillage inutile (Otan)
    Tags:
    produits alimentaires, défis, gaspillage, Atlantique, France
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik