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Un groupe de scientifiques britanniques a réussi à éclairer notre lanterne sur le mystère du Grand Smog de Londres de 1952 qui avait tué plus de 12 000 personnes.

En décembre 1952, un brouillard épais est descendu sur Londres et ne s'est pas dissipé durant quatre jours d'affilée. À l'époque, les Londoniens n'y ont pas prêté beaucoup d'attention, le temps étant parfois très capricieux en Angleterre.

Lorsque le brouillard s'est enfin retiré, les gens ont commencé à mourir par centaines… Au moins 12 000 personnes sont mortes en l'espace de quelques jours et plus de 150 000 ont été hospitalisées dans la foulée.

Soixante ans après la tragédie, entrée dans l'histoire sous le nom de Grand Smog de Londres, les scientifiques britanniques ont percé le mystère de la brume mortelle grâce à leurs collègues chinois.

On a longtemps pensé que cette catastrophe avait été provoquée par des émissions de CO (oxyde de charbon), qui ont pénétré dans l'atmosphère et que les Londoniens ont pris par erreur pour une brume ordinaire. Cependant, il semble que ce gaz néfaste n'y était pour rien. Du moins, c'est ce qu'estiment les scientifiques britanniques après avoir minutieusement étudié des échantillons d'air pollué en provenance de deux villes chinoises, Pékin et Xi'an, écrit le site Science Alert.

À les en croire, ce sont des dioxydes de soufre et d'azote — polluants provenant de la combustion du charbon industriel au même titre que le CO — qui se sont mêlés à des vapeurs d'eau et ont ainsi formé des particules d'acides sulfuriques et nitriques, ce qui a provoqué en fin de compte une intoxication massive. Il s'agirait donc d'une pluie acide de grande envergure, concluent les scientifiques.

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Tags:
science, écologie, Grand Smog de Londres (1952), Royaume-Uni
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