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    Malgré la guerre, les Syriens se réjouissent de la Saint-Valentin, fête des amoureuxDamas, des amoureux

    Malgré la guerre, les Syriens se réjouissent de la Saint-Valentin, fête des amoureux

    © AFP 2019 Louai Beshara © Sputnik . Michael Voskressensky
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    La guerre et la destruction n’empêchent pas les jeunes Syriens de rêver à l’amour, et bien que nombreux soient les couples séparés pendant des mois, voire des années, le 14 février, chacun ou chacune a des pensées pour sa moitié où qu’elle puisse se trouver.

    Le jour de la Saint-Valentin, fête de tous les amoureux, des Syriens racontent à Sputnik leurs histoires.

    Je l'attends toujours…

    Nawar a 32 ans, et son fiancé sert dans l'armée.

    « J'ai rencontré mon fiancé il y a deux ans quand il était officier de réserve… Nos rencontres sont rares, mais quand il me dit "Attends-moi", je suis prête à l'attendre à l'infini. Nous ne pouvons pas célébrer ensemble le 14 février, mais je ne désespère pas. Cette fête et notre amour me distraient des tragédies auxquelles nous sommes confrontés tous les jours. Nous ne pourrons pas surmonter cette crise sans amour. On dit que la guerre a désuni les amoureux, mais le principal est que nous n'avons pas trahi notre patrie ».

    La guerre nous a séparés…

    Maria a 28 ans, et bien qu'elle habite Damas et que son fiancé serve aussi dans la capitale, ils ne se sont pas vus depuis plus de trois ans. La guerre a coupé la ville en deux. Les parents ne se voient pas pendant des années bien qu'ils ne soient pas séparés par une grande distance.

    Des souhaits…

    Rajaa a 25 ans et habite Damas. Son fiancé Usef sert dans la province de Deir-ez-Zor.

    « Nous nous sommes connus il y a six ans lors des célébrations de la Saint-Valentin. Ensuite, nous nous sommes mis à correspondre via "WhatsApp". Nous ne nous sommes plus vus depuis et n'avons pas célébré cette fête ensemble.

    Cette fois je veux lui transmettre un petit cadeau par l'intermédiaire de son camarade de régiment qui est actuellement soigné à un hôpital de Damas suite à une blessure à la jambe ».

    Distance et amour…

    Le soldat Mahmud, qui passe son service militaire dans les environs de Damas, s'est fait tatoué le prénom de sa femme Saba sur le bras gauche.

    Il passe le 14 février dans sa caserne dans le district de Joubar, banlieue est de Damas. Ses camarades essaient de s'encourager les uns les autres. Il y a ceux qui passent pour la première fois cette fête sans leurs bien-aimées, et les autres qui depuis six ans félicitent les leurs en passant un coup de fil.

    « Avant je ne fêtais pas ce jour. Mais la séparation avec ma femme m'a fait apprécier le Jour de tous les amoureux. Étant loin de ma femme aimée, je tâche de la distraire d'une façon ou d'une autre. Je fais par exemple de belles photos et les lui envoie par "WhatsApp" ».

    Dans une pièce voisine, le soldat Safwan a montré le cadeau que lui avait envoyé sa fiancée. Il s'agissait notamment d'un châle noir pour se protéger contre la rudesse de l'hiver.

    « Depuis plus de quatre ans, je fais la guerre sur ce front. Cette fois, j'ai pris mon congé pour faire une surprise à ma bien-aimée, en arrivant à Homs pour fêter ce jour ensemble. La guerre m'a obligé à prendre les armes, mais elle m'a laissé le droit d'aimer », a ajouté l'interlocuteur de l'agence.

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    Tags:
    femmes, officiers, soldats, blessure, amour, hôpital, fête, WhatsApp, Saint-Valentin, Sputnik, Deir ez-Zor, Damas, Syrie
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