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    En Afghanistan, l’orfèvrerie hazâra renaît de ses cendres

    En Afghanistan, l’orfèvrerie hazâra renaît de ses cendres (Photos)

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    En Afghanistan, les orfèvres et tisserands hazâras raniment leur artisanat après des années d’oubli et de pertes causées par des guerres incessantes. Le journaliste de Sputnik s’est rendu à la rencontre des autochtones.

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    • ترویج استفاده از زیورآلات قدیمی هزارگی در کشورهای غربی
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    Après des années d'oubli, les Hazâras — des chiites iranophones d'origine mongole peuplant l'Afghanistan central — raniment leur artisanat traditionnel, notamment l'orfèvrerie, dont les produits sont très prisés lors des fêtes de mariage et des rites religieux qu'ils pratiquent.

    Et dire qu'il y a une trentaine d'années, les tisserands et les orfèvres hazâras ne rencontraient aucune difficulté pour réaliser leur artisanat traditionnel et commercialiser les produits de leur travail. Auparavant, on pouvait acheter partout dans le pays des vêtements bariolés en toile brodés de pièces d'or, des boucles d'oreilles et des bracelets d'argent, ainsi que des bagues et des colliers faits à la main.

    Mais les temps ont changé avec le début de la guerre, qui a réduit à néant l'orfèvrerie hazâra et a forcé les artisans à quitter en toute hâte leur pays natal: les Hazâras n'avait ni les moyens ni l'humeur de pratiquer leurs rites et les fêtes religieuses, et encore bien moins de respecter les coutumes dans leurs vêtements quotidiens.

    Bien que la fin de la guerre soit loin d'être acquise en Afghanistan, les Hazâras comprennent toutefois qu'il est grand temps de changer radicalement leur vie, de renouer avec leurs origines et de ranimer leur patrimoine culturel. De ce fait, les tenues traditionnelles et les bijoux hazâras refont surface sur tous les marchés du pays et le marché de Kaboul, le plus grand du pays, ne fait pas exception.

    À en croire le marchand hazâra Mohammed Aref, interviewé par Sputnik, les produits de son artisanat sont « très prisés à l'intérieur aussi bien qu'à l'extérieur du pays, même en Australie et au Royaume-Uni ».

    « Pour confectionner les tenues, nos artisans ne se servent que des monnaies anciennes, suivant à la lettre nos traditions. D'ailleurs, il suffit de jeter un coup d'œil sur tous ces bijoux et ces broderies magnifiques pour comprendre à quel point il est agréable de vivre! Il est tellement réjouissant que les artisans hazâras n'aient pas perdu la main après tant d'années d'oubli », souligne-t-il.

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    Tags:
    chiites, orfèvrerie, Hazâras, artisanat, Afghanistan
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