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L'artiste russe Piotr Pavlenski, qui a mis le feu à la façade d'une succursale de la Banque de France à Paris, a expliqué publiquement les motifs de sa démarche. Le performeur, qui vient d’obtenir le statut de réfugié politique en France, s’attend à un «incendie mondial des révolutions» dans lequel la Russie «commencera sa libération».

L'artiste russe Piotr Pavlenski, placé en garde à vue lundi matin après avoir mis le feu à la façade d'une succursale de la Banque de France à Paris, a expliqué sa démarche par la volonté de rappeler aux Français et au monde entier la Révolution française et la lutte pour la liberté.

Selon Pavlenski, la Révolution française a fait de la France un symbole de liberté pour le monde entier. En 1917, grâce à elle, la Russie a elle aussi emprunté la voie de la liberté, pense-t-il. Mais la tyrannie règne à nouveau partout. La renaissance de la France révolutionnaire déclenchera un «incendie mondial des révolutions» dans lequel la Russie «commencera sa libération», promet l'artiste.

«Mettre feu dans la Banque de France c'est mettre l'éclairage sur la vérité, que les autorités nous ont forcés à oublier. La Bastille a été détruite par le peuple révolté; le peuple l'a détruite comme symbole du despotisme et du pouvoir. Sur ce même lieu un nouveau foyer d'esclavage a été bâti, la banque, qui trahit les révolutionnaires et qui sponsorisa le Versailles criminel. La Banque de France a pris la place de la Bastille, les banquiers ont pris la place des monarques», lit-on dans une déclaration de l'artiste publié sur le compte Twitter de Inna Shevchenko, militante du mouvement FEMEN.

Piotr Pavlenski, qui se proclame artiste, a été interpellé et traduit en justice pour certaines de ses performances. Il a quitté la Russie à la suite de l'ouverture d'une enquête pour une agression sexuelle dont une actrice a déclaré être victime, ce qu'il nie. Il a obtenu, avec sa femme Oksana Chaliguina et leurs deux enfants l'asile politique en France au mois de mai 2017.

Par ses performances qui l'ont rendu célèbre, il dénonçait le gouvernement russe. Il n'hésita pas, par exemple, à se clouer la peau de ses testicules sur les pavés de la place Rouge ou à se coudre les lèvres en soutien au groupe de punk rock féministe Pussy Riot.

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Tags:
art contemporain, révolution, Piotr Pavlenski, Paris, Russie, France
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