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Abdelhakim Dekhar, «le tireur de Libération», a été condamné à vingt-cinq ans de réclusion criminelle. Son avocat a d'ores et déjà déclaré qu'il étudierait l'éventualité d'un appel.

La cour d'assises de Paris a condamné vendredi Abdelhakim Dekhar, «le tireur de Libération» jugé pour tentatives d'assassinat et séquestration, à vingt-cinq ans de prison, a annoncé l'agence France Presse.

«C'est une peine lourde», a déclaré son avocat, Me Hugo Lévy, ajoutant qu'il étudiait l'éventualité d'un appel.

À la mi-novembre 2013, Abdelhakim Dekhar avait grièvement blessé par balles César Sébastien, un assistant photographe, dans le hall d'accueil du quotidien français Libération. Quelque temps plus tard, il s'était retrouvé dans le quartier d'affaires de la Défense, où il avait tiré sur une porte de l'immeuble de la Société Générale, avant de prendre un automobiliste en otage qu'il avait relâché un peu plus tard. Il avait également fait irruption au siège de la chaîne TV française BFMTV avec un fusil à pompe sans toutefois en faire usage. Il s'était limité à menacer les journalistes, avant de prendre la fuite.

Abdelhakim Dekhar a été interpellé quelques jours plus tard. Son ADN coïncidait avec les échantillons prélevés sur les lieux des attaques. Dans une lettre non-datée laissée derrière lui et évoquée dès 2013, il développait la théorie d'un «complot fasciste». Dans cette lettre, il s'en prenait aussi au capitalisme et aux journalistes «payés pour faire avaler des mensonges».

Abdelhakim Dekhar était connu des services de police et de la justice depuis les années 90. Il avait déjà été condamné en 1998 dans le cadre d'un dossier criminel.

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Tags:
La Libération, prison, condamnation, justice, BFMTV, Société Générale, Abdelhakim Dekhar, Paris, France
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