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    Des réfugiés, image d'illustration

    Les employées de 2 centres suédois de migrants auraient abusé d’enfants

    © AFP 2018 Aris Messins
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    En Suède, alors que des rumeurs circulent sur l’exploitation sexuelles de migrants mineurs par des femmes d’âge moyen, des enquêtes ont été ouvertes pour élucider si des employées de deux centres pour réfugiés non-accompagnés ont abusé d’enfants étrangers.

    Trois femmes employées d'un centre d'hébergement pour réfugiés de la municipalité d'Örnsköldsvik sont soupçonnées d'avoir eu des relations intimes avec des adolescents non accompagnés qui y résident. Mise au courant des faits, la municipalité a contacté la police. Les trois femmes ont démissionné avant qu'une enquête interne soit diligentée, a rapporté le journal Nyheter Idag.

    «Nous sommes convaincus que ce qui se passe est grave, nous l'avons signalé à la police et à l'Inspection de la santé et des services sociaux (IVO)», a déclaré Mats Gidlund, chef des services sociaux de la municipalité d'Örnsköldsvik, au quotidien Allehanda.

    Il a précisé que la municipalité devait travailler à établir une frontière claire entre le privé et le professionnel dans les interactions des employés avec les résidents.

    Entre autre, il a noté qu'une enquête avait été ouverte dans un centre de réfugiés de la ville d'Åmål où une employée aurait donné des cours de danse et entretenu des relations intimes avec des réfugiés mineurs.

    Au cours de l'été 2017 en Suède, un débat a éclaté concernant des femmes célibataires d'âge moyen, qualifiées de «batik witches» (sorcières batik) poussant à une politique d'immigration plus généreuse pour avoir accès à davantage de réfugiés non accompagnés pour en faire des «boytoys» (objets sexuels). Le débat a pris de l'ampleur après que deux youtubeurs, Videomannen et En Arg Blatte Talar (également connu sous le nom d'Angry Foreigner), ont mis en ligne une série de vidéos montrant de nombreuses Suédoises d'âge moyen, posant avec des «enfants réfugiés», d'une manière suggestive.

    «Ce que la Suède a vraiment fait ici est la plus grande importation de gigolos dans l'histoire de l'humanité, et les contribuables ont été contraints de payer pour cette partie sexuelle immorale et ils l'appellent «humanisme», a déclaré En Arg Blatte Talar au quotidien Nyheter Idag. «Ce n'est pas une crise des migrants, c'est un bordel mondialiste», a-t-il affirmé.

    Et d'ajouter, en imaginant si les rôles de genre avaient été inversés, que: «Imaginez que 45 000 jeunes femmes (…) viennent en Suède en tant que réfugiées, prétendent qu'elles ont quelques années de moins qu' en réalité, et qu'elles attirent l'attention d'hommes suédois plus âgés qui les séduisent et prennent soin d'elles. Comment pensez-vous que les féministes auraient réagi? Comment pensez-vous que les médias et le public auraient réagi?», selon lui, des accusations de traite d'êtres humains et de pédophilie auraient surgi presque instantanément.

    En Arg Blatte Talar a mentionné plus d'une douzaine de cas où des femmes suédoises, ayant travaillé avec des demandeurs d'asile, ont été convaincues d'avoir eu des relations sexuelles avec eux. Dans certains cas qu'il mentionne, des enquêtes policières ont été ouvertes, tandis que d'autres ont donné lieu à des enquêtes internes.

    En 2015, la Suède a accueilli un nombre record de demandeurs d'asile pour les enfants migrants non accompagnés, 35.000, puis 2.200 en 2016. Toutefois, selon les chiffres récents du National Board of Forensic Medicine, plus de 83% des réfugiés non accompagnés ayant subi un test d'âge se sont révélés être des adultes.

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    Tags:
    abus, abus sexuel, Suède
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