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    Damas au lendemain des frappes

    Les Syriens et leurs enfants observaient l’attaque depuis les balcons et les toits

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    Frappes des États-Unis et de leurs alliés contre la Syrie (113)
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    L’attaque lancée par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre la Syrie dans la nuit du 13 au 14 avril n’a pas plongé les Syriens dans la panique. Sputnik a pu le constater sur place en contactant les citoyens du pays ravagé par huit années de guerre.

    «Nous avons été réveillés par des explosions. Les vitres et les meublent tremblaient. Tout de suite, nous avons couru sur le toit pour voir ce qui se passait. Nous avons compris que c'est le centre de recherche à Barxeh qui se situe tout à côté de chez nous qui était bombardé», a raconté à Sputnik Abu Ali, habitant de Ruken al-Din, district proche de la cible choisie par les attaquants.

    Et d'ajouter qu'il avait vu lui-même des missiles de la DCA syriennes qui abattaient des missiles ennemis.

    «J'ai vu au moins cinq missiles tirés depuis le sol qui ont intercepté des missiles volant sur nous», a dit l'interlocuteur de l'agence.

    Gazwan Ramadan qui habite près de la rue Hamish à Damas, a confié à Sputnik que les explosions ne l'avaient pas surpris car il savait, comme tous les Syriens, que les Américains et leurs alliés avaient décidé d'attaquer la Syrie.

    «Nous avons allumé la télé et vu Donald Trump annoncer le lancement de frappes contre la Syrie. Je suis descendu dans la rue où se trouvaient déjà beaucoup de nos voisins. Il n'y avait aucune panique. Tous regarder les missiles qui volaient. […] On observait même les missiles depuis les toits et les balcons. Et tout cela grâce à l'action de notre DCA qui abattait les missiles de l'ennemi», a constaté M.Ramadan.

    Sputnik s'est également entretenu avec Jaafar Mehanna, journaliste syrien qui habite Damas.

    «Personne de mon quartier n'est descendu au sous-sol. Après huit années de guerre, les Syriens sont si habitués au danger qu'ils n'ont pas paniqué à cause d'une frappe de plus. J'ai particulièrement retenu que tous les balcons et les toits des maisons étaient pleins d'enfants qui regardaient les missiles et le travail de la DCA», a souligné le journaliste.

    Selon lui, au lever du soleil, les gens se sont rendus au centre de la capitale pour fêter la victoire de la DCA syrienne.

    Les États-Unis, le Royaume-Uni et la France ont attaqué dans la nuit du 13 au 14 avril des sites d'infrastructures militaires et des centres de recherche scientifique de la Syrie. Cette coalition tripartite a tiré 103 missiles, dont 71 ont été abattus à l'approche de leurs objectifs.
    Pour justifier leurs actions, Washington et ses alliés ont affirmé que ces frappes étaient une riposte à l'attaque chimique présumée dans la ville de Douma.

    Les autorités syriennes ont toujours démenti cette attaque alors que Moscou a déclaré qu'il s'agissait d'une mise en scène.

    Dossier:
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    Tags:
    États-Unis, missiles, habitants locaux, alliés, défense antiaérienne, frappe aérienne, Jaafar Mehanna, Donald Trump, Damas, Royaume-Uni, Syrie, France, Russie
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