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Sains et saufs maintenant, ces 12 enfants et leur entraîneur étaient sur le fil du rasoir dans la grotte en Thaïlande. Ils doivent leur sortie à des sauveteurs courageux qui ont donné leurs sentiments à Sputnik sur cette plongée peu commune, les chances des «otages» de survivre et les difficultés de l’opération.

La distance et les cours d'eau rapides se sont avérés les obstacles les plus difficiles que les plongeurs ont dû affronter lors de l'opération périlleuse de secours dans la grotte en Thaïlande, a raconté à Sputnik Ben Reymenants, célèbre instructeur de plongée né en Belgique.

Selon M.Reymenants, la distance était d'environ quatre kilomètres. Au départ, d'après lui, les participants de l'opération pensaient que les chances des enfants et de l'entraîneur de survivre étaient très faibles. Les sauveteurs étaient même d'avis que certains «otages» de la grotte avaient déjà perdu la vie.

Heureusement, les 13 personnes étaient «saines et sauves», a ajouté Ben Reymenants. Après les avoir découvertes, les autorités thaïlandaises ont commencé à discuter les options de leur sauvetage. Elles n'ont pas exclu que les enfants et l'entraîneur doivent passer dans la grotte quelques mois jusqu'à ce que la saison des pluies s'achève, a indiqué M.Reymenants.

«On ne sait pas combien d'enfants auraient survécu s'ils avaient dû rester durant trois ou quatre mois dans ce petit espace. Les médecins avec qui j'ai parlé tous les jours étaient fermement opposés à une telle option. En particulier, les enfants auraient pu tomber malades ou attraper une infection», a précisé l'interlocuteur de Sputnik.

«Pour nous, c'était une option extrême. Dans ce cas-là, nous aurions laissé avec eux des médecins et assez de nourriture. Mais dans un pareil cas, ils se seraient retrouvés coupés de nous. Il n'y avait pas de communications, et si quelque chose leur arrivait, l'aide aurait été retardée», a ajouté M.Reymenants.

Selon l'autre interlocuteur de Sputnik, le sauveteur danois Ivan Karadzic, il a dû faire face à de nombreuses épreuves physiques dans la grotte. Pour gagner les enfants et leur entraîneur, les plongeurs étaient obligés de nager durant 90 minutes remontant à la surface de temps en temps.

M.Karadzic se souvient du moment où le premier enfant a été ramené de la grotte.

«C'est l'autre équipe de plongeurs qui a fait sortir le premier enfant, je ne savais pas s'il était mort ou en vie», a-t-il précisé.

Le plongeur ukrainien Maxime Polezhaka faisait aussi partie de l'équipe internationale.

«C'était très difficile. Il y a beaucoup de facteurs. Nous ne savions pas où ils étaient, à quelle distance ils s'étaient éloignés, étaient-ils en vie? Les recherches étaient entravées par les eaux troubles, les cours d'eau rapides et la manque de points de repère.»

La Thaïlande et le monde entier ont suivi de près la saga des 12 enfants et de leur entraîneur de 25 ans bloqués depuis le 23 juin par la montée des eaux dans le vaste réseau souterrain de cette grotte. Les médias internationaux ont envoyé des centaines de journalistes sur place. Le 10 juillet, le dernier mineur et l'entraîneur ont été remonté à la surface à l'issue d'une opération qui a pris trois jours.

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Tags:
sauvetage, pluie, grotte, plongeurs, enfants, otage, Thaïlande
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