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    Au Maroc, la justice reconnaît pour la première fois le viol conjugal, selon des médias

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    Au Maroc, un homme a été condamné à deux ans de prison ferme pour le viol de son épouse, «décision rare de la Cour d'appel de Tanger, peut-être même inédite dans les annales judiciaires» du pays, indique le HuffPost Maroc.

    La Cour d'appel de Tanger a récemment condamné un homme à deux ans de prison pour avoir violé son épouse, a annoncé le HuffPost Maroc, citant le quotidien arabophone Al Ahdath Al Maghribiya. L'homme devra également payer une amende de 2.000 dirhams (un peu plus de 180 euros) et verser 30.000 dirhams (environ 2.740 euros) de dommages et intérêts à la victime.

    Le journal en ligne rappelle que le mari était poursuivi en justice pour avoir contraint par la force son épouse à avoir des rapports non consentis, a souligné le journal. Dans la plainte déposée, la jeune femme a été en mesure de présenter un certificat médical constatant de graves déchirures vaginales provoquées par un rapport violent. En outre, l'avocat a évoqué les conséquences psychologiques de ce viol.

    Le mari aurait démenti les accusations portées contre lui, mais la justice les aurait retenues et reconnu l'état de détresse de la jeune femme qui souffre d'une dépression, toujours selon le HuffPost Maroc.

    Cette décision de la Cour d'appel de Tanger est rare, peut-être même inédite dans les annales judiciaires au Maroc, note le journal qui rappelle que le viol conjugal n'est pas reconnu dans la législation entrée en vigueur en septembre dernier au Maroc pour lutter contre la violence envers les femmes.

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    Tags:
    violences conjugales, loi, cour d'appel, dépression, accusations, plainte, amende, prison, justice, viol, Al Ahdath Al Maghribiya, Huffington Post, Maroc, Tanger
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