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Ces dernières années, plusieurs grandes marques ont dû faire face à des accusations relatives au manque de respect affiché par celles-ci et ressenti par certaines personnes croyantes et pratiquantes (du bon sens aussi).

On n'est jamais trop prudent à l'époque de la consommation de masse: dans une récente vidéo publiée sur internet, un homme et une femme, non identifiés, appellent les fidèles, musulmans, à boycotter le papier toilette à trois couches Aloe Vera proposé par M&S, celui-ci étant gaufré du mot arabe désignant Allah.

La vidéo a été largement partagée sur les réseaux sociaux jusqu'à donner naissance au hashtag #boycottmarksandspencer et susciter toute une panoplie de réactions.

Cependant, il ne s'agit là pas d'une première dans l'ère du capitalisme: bien d'autres produits, innocents au premier regard, avaient, par le passé, suscité la colère de certains adeptes de l'islam, mais aussi de bien d'autres religions.

On ne s'essuie pas les pieds sur Allah

Début 2019, le géant Amazon a décidé, à la demande de plusieurs utilisateurs musulmans et organisations religieuses, de retirer de son site la vente d'articles contenant des versets coraniques et des noms divins.

Les articles concernés étaient des accessoires de bain avec des inscriptions religieuses écrites en arabe. Ils ont provoqué un tollé sur internet:

Le Conseil pour les relations américano-islamiques a de son côté demandé à Amazon de «retirer les éponges de douche et les tapis de bain portant des inscriptions religieuses sacrées en arabe», souhait exaucé.

Un logo maladroit sur les baskets de Nike

En 1997, le scandale est arrivé par les baskets Nike Air Bakin: le logo se trouvant au dos des chaussures rappelait lui aussi à certains consommateurs le nom de Dieu, en arabe. Cette maladresse avait alors été interprétée par une partie de la communauté musulmane des États-Unis comme étant une offense.

La chaîne de vêtement et d'accessoires de sport a fini par retirer 38.000 paires du marché et à présenter des excuses à ses clients musulmans.

Zara entre étoile jaune et croix gammée

La marque espagnole de prêt-à-porter a suscité une vaste polémique en 2014 en proposant un pyjama pour enfants rayé sur lequel était cousu une étoile jaune qui faisait beaucoup penser à la tenue des prisonniers juifs des camps de concentration et d'extermination de l'Allemagne nazie… et son étoile de jaune.

Embarrassé par la polémique, le groupe avait alors assuré que le design du pyjama «avait été uniquement inspiré par les étoiles de shérif des films de Western classiques» avant de retirer le produit de la vente.

En 2007, Zara avait déjà été critiquée pour avoir vendu des sacs à main pour femmes présentant une croix gammée. Or, à l'époque, la marque avait justifié son choix esthétique en prétextant une ressemblance avec le symbole religieux hindou.

Des musulmans dans une pub pour Noël

À l'approche de Noël, en 2017, la chaine de supermarchés Tesco a lancé une campagne de publicité mal accueillie par de nombreux chrétiens, qui ont vivement critiqué une vidéo montrant plusieurs familles fêtant Noël, dont une famille musulmane:

Reprochant le manque de visibilité des chrétiens dans la vidéo, des internautes ont accusé Tesco de mener une «guerre contre Noël», alors que certains d'entre eux ont promis de boycotter l'enseigne «irrespectueuse envers la foi chrétienne».

Le groupe a pour sa part souligné que «tout le monde était le bienvenu chez Tesco» qui est «fier de célébrer les nombreuses façons dont nos clients se réunissent pendant la saison des fêtes».

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