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En Italie, il est interdit d’avoir recours à la location d’utérus, mais bien des couples se rendent à l’étranger pour louer les services de mères porteuses. Le sénateur Pillon de la Ligue a présenté un projet de loi contre le «tourisme reproductif». Un militant du mouvement Pro Vita & Famiglia a commenté la situation pour Sputnik.

La location d'utérus est interdite en Italie, et des couples se rendent à l'étranger pour louer les services de mères porteuses et inscrire, à leur retour, le nouveau-né à l'état-civil italien. Proposé par le sénateur Simone Pillon de la Ligue, le projet de loi contre le «tourisme reproductif» prévoit une peine de prison de trois à six ans et une amende de 800.000 euros pour ceux qui font la publicité de la location d'utérus ou en organisent.

Une femme enceinte
© Sputnik . Vladimir Vyatkin

«Cette initiative peut en finir avec les pratiques illégales des tribunaux permettant aux couples, y compris homosexuels, d'enregistrer en Italie des enfants nés d'une mère porteuse à l'étranger. […] En outre, le projet de loi Pillon permettra de mettre fin au gros business de "location d'utérus" qui entend l'exploitation de la femme à titre de couveuse», a déclaré à Sputnik Jacopo Coghe du mouvement Pro Vita & Famiglia et vice-président du Congrès mondial des familles à Vérone.

Et d'ajouter que les nouveau-nés avec lesquels leurs parents adoptifs revenaient de l'étranger en Italie y étaient enregistrés comme des Italiens, ce qui était contraire à la loi.

«Cette violation flagrante de la loi prive par ailleurs l'enfant de toute possibilité d'apprendre ses antécédents. Qui plus est, la femme dans cette situation s'avère une esclave, dont l'"utérus" est bel et bien exploité», a détaillé le militant.

Selon ce dernier, le problème de l'inadmissibilité du recours aux services des mères porteuses ou à la gestation pour autrui (GPA) a été soulevé lors du Congrès mondial des familles à Vérone, mais les défenseurs d'un modèle familial traditionnel ont été taxés d'ultra-conservateurs aux «idées rétrogrades».

«De nos jours, nous avons affaire au relativisme qui est appliqué à la politique, à l'éthique et au social. […] Quand la communauté LGBT impose le slogan "love is love", cela signifie que tout est amour et que tout est permis. Le relativisme et des critères vagues tuent la société, alors que nous essayons d'insister sur la valeur de la culture de la vie en famille», a résumé l'interlocuteur de Sputnik.

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Tags:
gestation pour autrui (GPA), amende, prison, utérus, enfants, mère porteuse, homosexuel, LGBT, Ligue, Sputnik, Congrès mondial des familles, Pro Vita & Famiglia, Simone Pillon, Jacopo Coghe, Vérone, Italie
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