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Après que Sputnik s’est vu refuser l’accréditation à la conférence annuelle du Parti conservateur britannique et, qui plus est, n’en a été informé que la veille au soir, le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que «des mesures symétriques» seraient prises à l’encontre des médias britanniques.

L’agence d’information russe Sputnik n’a pas été accréditée pour le congrès du Parti conservateur britannique, bien que la demande appropriée ait été adressée un mois avant la conférence annuelle, laquelle s’est ouverte dimanche 29 septembre à Manchester, dans un contexte de chaos politique en raison du Brexit.

«L’accréditation n’a pas été accordée au média», a informé le comité d’organisation sans formuler quelque explication que ce soit.

Qui plus est, la réponse du comité n’est parvenue à l’agence d’information que la veille au soir.

«Des mesures symétriques seront adoptées vis-à-vis des médias britanniques», a déclaré en réaction à Sputnik le ministère russe des Affaires étrangères.

Le Parti travailliste, qui a tenu une conférence plus tôt ce mois-ci, avait pour sa part accrédité les journalistes de l’agence.

La réunion du Parti conservateur revêt une importance particulière dans la mesure où il s’agit d’évoquer les problèmes du Brexit et la crise politique qui secoue le pays. Le Premier ministre, Boris Johnson, doit prononcer un discours mercredi.

Des précédents

Ce n’est pas la première fois que les Conservateurs interdisent la présence de représentants russes à leur conférence. Ainsi, il y a un an, le parti au pouvoir a refusé à des membres de l’ambassade de Russie à Londres le droit d’assister à leur principal évènement annuel.

De même, en juillet dernier, les journalistes de Sputnik et de la chaîne RT n’ont pas été admis à la Conférence mondiale sur la liberté de la presse, ce qui a été qualifié de «comble de l’absurdité» par le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov.

Le Foreign Office avait alors donnée une explication:

«Nous n’avons pas accrédité RT et Sputnik suite à leur rôle actif dans la diffusion de la désinformation», avait-il martelé.

«Il va de soi qu’ils n’ont cité aucun exemple de cette désinformation», avait alors fait remarquer la rédactrice en chef de Sputnik et RT, Margarita Simonian.

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Tags:
ambassade de Russie au Royaume-Uni, Londres, crise politique, Manchester, congrès, Margarita Simonian, Dmitri Peskov, Vladimir Poutine, Brexit, Parti travailliste (Royaume-Uni), Parti conservateur (Royaume-Uni), Boris Johnson
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