Société
URL courte
257
S'abonner

La veille de la première du film Joker, dont la sortie est prévue le 4 octobre, la police américaine est mobilisée pour assurer la sécurité des salles de cinéma. La raison? Le personnage principal du film a déjà inspiré un Américain qui avait tué 12 personnes et blessé des dizaines d’autres en 2012 lors de la sortie d’un film consacré à Batman.

Le film Joker pour lequel le cinéaste Todd Phillips a été récompensé d’un Lion d’Or à la Mostra de Venise fait également parler de lui au sein des forces de l’ordre aux États-Unis.

En effet, en 2012, l’Américain James Holmes avait à l’instar du personnage principal du film teint ses cheveux en rouge et s’était prénommé «le Joker» avant de déclencher un massacre dans une salle de cinéma Aurora, dans le Colorado, tuant 12 personnes et en blessant 58 autres.

Et les autorités du pays n’excluent une répétition d’un tel drame d’autant plus que, selon CNN, les services secrets ont pris connaissance via le dark web de discutions sur une possible attaque contre une salle de cinéma lors de la sortie du film.

«Le Joker parle à un très grand auditoire»

L'ancien officier américain et analyste antiterroriste Scott Bennett estime que les préoccupations des forces de l’ordre sont justifiées vu le caractère du personnage principale du film.

«Il ne s’agit pas d’une simple hype. Le film parle d’une agression que ressentent beaucoup de jeunes américains. Le Joker parle à un très grand auditoire. Pour cette raison, évidemment, la police est préoccupée», a-t-il déclaré à la chaîne russe 360.

Selon lui, il s’agit surtout des personnes âgées de 20 à 45 ans qui n’ont pas de famille et qui se trouvent dans une «isolation sociale». Certains souffrent même de problèmes mentaux et consomment des drogues. Or le film montre le personnage transformer un homme ordinaire en maître du crime.

«Il est déprimé et rejeté par la société. Mais le film montre son réincarnation et l’émergence de sa force. De nombreuses personnes qui ont survécu à des choses pareilles, qui ont été maltraitées et qui sont déprimées peuvent s’identifier au Joker», conclut l’expert.

Lire aussi:

Une rencontre entre Parly et son homologue britannique aurait été annulée sur fond de crise des sous-marins
Un homme frappé au sol par un policier lors d'une intervention en Seine-Saint-Denis, ouverture d'une enquête - vidéo
La lettre envoyée par Darmanin à la maison d’édition Nawa
Des F-35 au lieu des Rafale pour la Suisse: Paris dément avoir annulé la visite du Président helvète
Tags:
Joker, États-Unis, attentat
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook