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Depuis septembre 2019, de nouveaux cas d’intoxication ont été recensés dans les lycées de Caen: paranoïa, démence et même paralysie. En cause, un cannabinoïde de synthèse vendu soit en poudre, soit sous forme de liquide pour cigarette électronique, disponible sur Internet. Retour en 2 minutes sur le Buddha Blue.

Le Buddha Blue fait son retour dans les lycées français. En septembre, 17 élèves de la région de Caen ont été affectés par les effets secondaires de cette drogue, qui s’ingère soit en poudre le long d’une cigarette soit sous forme de liquide pour cigarette électronique. En consommant ce cannabinoïde de synthèse, les jeunes recherchent les effets du cannabis, mais comme le révèle Gregory Lange, de l’association nationale de prévention en alcoologie et addictologie à France Bleu, «les effets secondaires du Buddha Blue sont complètement différents, beaucoup plus violents, d’autant que les dosages sont difficiles à maîtriser.»

Ce n’est pas la première fois que le Buddha Blue fait des dégâts. Déjà en 2017, des élèves de Cherbourg avaient dû être hospitalisés, des cas de démence et de paralysie avaient été signalés. Les lycées de la région ont été alertés et le rectorat a appelé les parents à plus de prudence. Heureusement, certains jeunes partagent leurs mauvaises expériences sur les réseaux, dissuadant ainsi les autres d’en consommer. Le phénomène reste toutefois relativement marginal: la part de consommateur de cannabinoïdes de synthèse est minime par rapport aux consommateurs de cannabis: seulement 4% des moins de 17 ans en ont consommé, contre près de 40% de fumeurs de cannabis au même âge (Enquête Escapad 2017).

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Tags:
drogue, santé, France
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