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    Il rejoint sa tribu de cannibales 14 ans après sa fuite

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    Menacé de mort par sa tribu cannibale qui l’a pris pour un sorcier, cet homme originaire de Papouasie a réussi à se sauver à l’âge de six ans. Élevé en ville, il est rentré dans sa tribu 14 ans plus tard pour y professer le pacifisme.

    Wawa avait six ans lorsqu'il a été accusé d'être un sorcier et condamné à mort par sa tribu cannibale, dans la province indonésienne de Papouasie, située en Nouvelle-Guinée occidentale. 14 ans plus tard, il est retourné dans son village avec le journaliste et animateur de télé australien Matt Doran pour retrouver sa famille et diffuser un message de tolérance, relate Seven News.

    Il avait été condamné à mort par sa tribu, les Kombai, à la suite du décès de ses parents dans un village reculé de Papouasie. À cette époque, ses chances de survie étaient «très faibles», car les Kombai pratiquaient fréquemment le cannibalisme et les meurtres par vengeance.

    Sauvé par un guide

    La tribu croit que lorsqu'ils mangent de la chair humaine, les mauvais esprits meurent. Il a réussi à se sauver grâce à l’aide d’un guide local qui s’était attaché à cet enfant au cours de ses voyages, et d’une émission télévisée australienne produite par le Seven Network.

    Wawa a été élevé par le guide et le reste de sa famille d'accueil en Sumatra du Nord, en Indonésie.

    Aujourd'hui âgé de 20 ans, il étudie les sciences du sport à l'université. C’est footballeur passionné et un chrétien convaincu.

    À présent, Wawa dit qu'il veut «montrer [à ma famille] que maintenant je suis de retour, je suis en train de devenir un homme». Il dit que sa mission est «de leur parler de la façon de travailler ensemble, de vivre ensemble, d’aimer ensemble, de ne pas s’entretuer

    Un pacificateur

    La tribu, où il a trouvé des frères et des sœurs dont l’existence lui était jusqu'ici inconnue, le considère comme un «personnage quasi mythique», un jeune homme qui est parti et qui a reçu une éducation en ville.

    Il veut maintenant «s'assurer que tout le monde dans le village est bien éduqué et vit bien».

    Il assure que le dernier cas connu de cannibalisme aurait eu lieu dans cette tribu il y a quatre ou cinq ans, et est très rare de nos jours, bien que des cas pareils se produisent encore, selon le guide. Wawa veut introduire un mode de vie plus pacifique chez les Kombai.

    Tags:
    Indonésie, tribus, cannibalisme
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