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Après un premier vol test raté de Starliner, un ancien astronaute de la NASA a donné son avis sur les chances de succès du premier vol habité de la capsule. Il est revenu sur les problèmes rencontrés avant de conclure avec ironie que «la mission habitée est prête à partir».

L'ancien astronaute de la NASA Gregory Harbaugh a commenté avec ironie la capacité de Starliner, nouvelle capsule de Boeing, à opérer des vols habités.

Ainsi, il est revenu sur les problèmes survenus sur Starliner lors de son lancement, parmi lesquels il compte le manque de maniabilité au moment de la mise en orbite, l'annulation de l'amarrage à l'ISS et le manque de communication avec le satellite de télécommunications du Tracking and Data Relay Satellite System (TDRSS) à un moment critique. Selon lui, cela relève d’un problème d’intégration des logiciels et de l’insuffisance des tests effectués.

«Des question(s) à poser sur les tests logiciels intégrés (Atlas/Starliner) de bout en bout», a-t-il ajouté sur Twitter.
«La mission habitée est prête à partir», a conclu avec ironie l'astronaute.

Entre 1991 et 1997, Gregory Harbaugh a effectué quatre vols spatiaux à bord de navettes américaines, y compris une visite sur la station orbitale russe Mir et la réparation du télescope spatial Hubble.

​Une erreur d'orbite

Le premier test du vol non habité de Starliner conçu par Boeing a eu lieu vendredi 20 décembre. Peu après sa séparation de la fusée, Starliner n'a pas allumé ses propulseurs comme prévu et n'a donc pas été placée sur la bonne orbite pour rattraper l'ISS. Parce qu'elle a consommé trop de carburant pendant plusieurs minutes de navigation erronée, Boeing et la NASA ont jugé qu'elle ne pourrait plus rejoindre l'ISS et ont décidé de ramener Starliner sur Terre au bout de 48 heures, sans avoir atteint l'objectif principal de la mission.

Il était prévu que le vaisseau spatial, avec à son bord seulement le mannequin anthropomorphe Rosie et environ 270 kilogrammes de cargaison, atteindrait l'ISS samedi 21 décembre pour ensuite rester en orbite une semaine, et enfin retourner sur Terre.

​Depuis 2010, la NASA élabore son propre cargo pour faire des allers-retours entre la Terre et l'ISS au lieu de recourir aux fusées russes Soyouz.

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Tags:
Hubble, ISS, Boeing, vaisseau spatial, NASA
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