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Après un vent de panique le week-end dernier, les gares parisiennes ont retrouvé leur calme. Malgré le service minimum assuré par la SNCF, les usagers ont pris leurs précautions et se sont repliés sur des moyens de transport alternatifs: le covoiturage ou les cars. Reportage.

Après un coup de chaud dans les gares parisiennes, la situation s’est calmée. Un silence relatif accueille les voyageurs chanceux qui peuvent bénéficier du «service minimum» mis en place.

La gare Saint-Lazare, d’où partent les trains dans la direction très prisée de la Normandie, est presque vide. Cependant, on peut voir nombre de prospectus joncher le comptoir d'information avec les horaires des trains prévus par le programme «service minimum». Dans les directions de Rouen, Cherbourg, Deauville, Caen, Le Havre, où les trains circulent habituellement toutes les 15-30 minutes, seuls cinq à dix trains sont assurés aujourd'hui depuis Paris à l’aller et au retour.

Et pour le 25 décembre, férié, seulement trois à cinq trains sont prévus sur ces trajets.

«De nombreux passagers ont dû prendre des mesures pour organiser leur voyage à l'avance,  explique à Sputnik l'agent SNCF sur le quai, de nombreux trains ont été annulés. S'il n'y a pas de places dans le train, à la caisse on ne vendra pas de billet pour un train complet. Que faire pour ceux que la famille attend? On fait ce qu’on peut!»

Néanmoins, le week-end a été mouvementé à travers Paris et l’inquiétude était palpable.

«On aurait pu faire une pause pour Noël», commente un Parisien à Sputnik.

Pour un autre passager, il est appréciable que certains syndicats aient signé la trêve de Noël. Bien qu’il appréhende le moment, où «le 3 janvier, elle commencera avec une nouvelle force», il considère que ceux qui ne sont pas satisfaits n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes :

«Il faut d'abord savoir s'ils se sont rendus à l'élection présidentielle. S'ils n'ont pas voté, je pense personnellement qu'ils devraient se taire. Comme ça. Et si vous avez voté, vous vous êtes peut-être trompés et n'avez pas voté pour celui qu’il fallait. Maintenant, vous voyez qu'il n'a pas été à la hauteur de vos espoirs. Mais qui sait si un autre serait mieux. Ou pire? Comment savoir?» s’interroge ce passager.

Les difficultés de cette grève prolongée, même en période des vacances de Noël, n’affectent pas le sentiment de solidarité que les Parisien éprouvent vis-à-vis des grévistes.

«La grève est le seul moyen de lutte autorisé, légal et démocratique à notre disposition. Mais ce sont les mêmes méthodes de pression qui sont utilisées en permanence: elles n'affectent pas le quotidien des membres du gouvernement, mais compliquent la vie des citoyens ordinaires. Ce n'est pas facile», confirme une Parisienne interrogée par Sputnik.

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Tags:
grève, SNCF, Noël
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