Société
URL courte
82335
S'abonner

Avant de monter à bord d’un avion de la compagnie HK Express reliant Hong Kong à Saipan, une île américaine du Pacifique, il a été demandé à une Japonaise de passer un test de grossesse. Il s’avère que les autorités de l’île sont préoccupées par le nombre d’étrangères qui y accouchent pour que leurs enfants aient la citoyenneté américaine.

Pour aller voir ses parents habitant Saipan, une île américaine du Pacifique, la japonaise Midori Nishida a dû faire face à une demande inhabituelle de la part de la compagnie à bas prix Hong Kong Express Airways, écrit le Wall Street Journal.

Le personnel de la compagnie a notamment soupçonné la femme d’être enceinte et a exigé qu’elle passe un test de grossesse. Bien que la Japonaise de 25 ans ait indiqué dans un questionnaire d'enregistrement qu'elle n'était pas enceinte, cela n’a pas persuadé les employés et la femme a été escortée jusqu'à une salle de repos où elle a dû uriner dans une bandelette urinaire afin de réaliser le test.

Le test s’est révélé négatif et la femme a pu finalement monter à bord du vol et partir de Hong Kong pour Saipan.

«C’était très humiliant et frustrant», a-t-elle par la suite déclaré au quotidien américain.

L’épisode a eu lieu en novembre 2019, le même mois la compagnie a expliqué que ces mesures étaient une réponse aux préoccupations des autorités de Saipan et devaient «garantir que les lois américaines sur l’immigration ne soient pas contournées».

La société, achetée au mois de juillet 2019 par Cathay Pacific, a tout de même assuré que sous une nouvelle direction elle a décidé de suspendre cette pratique qui a susciter tant d’inquiétude.

Tourisme de naissance

La situation de la touriste japonaise s’explique par les mesures que les autorités de l’île prennent pour diminuer le nombre de femmes qui veulent y accoucher et surtout des femmes en provenance de Chine. En effet, les îles Mariannes du Nord, dont Saipan fait partie, sont le seul territoire américain que les Chinois peuvent visiter sans obtenir au préalable un visa - une politique destinée à stimuler le tourisme en provenance du pays le plus peuplé du monde.

Profitant de cette possibilité, des centaines de Chinoises cherchent à arriver sur l’île pour y accoucher leur enfant qui grâce au «droit du sol» peut devenir citoyen américain. Les chiffres sont très convaincants: si en 2009, l'année de l'introduction du programme d'exemption de visa pour les citoyens de la République populaire de Chine seulement 12 Chinoises y ont accouché, en 2018 leur nombre était de 575.

Selon les autorités, cette pratique non seulement augmente les risques pour la santé des mères arrivant en fin de grossesse sans aucun dossier de soins prénatals mais nuit également à la réputation de l'île en tant que destination touristique qui est connue pour ses belles plages et son hospitalité.

En règle générale, il n'est pas interdit aux étrangères enceintes d'entrer sur le territoire des États-Unis et d’y donner naissance à leurs bébés. Mais les services d'immigration peuvent refuser les touristes si elles considèrent qu’elles mentent sur le but de leur voyager ou si les étrangères ne peuvent pas prouver qu'elles ont les fonds pour payer l’accouchement.

Lire aussi:

Un garde-pêche roué de coups et blessé à l’œil par des jeunes qui fumaient une chicha
«Comportement de racailles»: deux maîtres-nageurs agressés et jetés dans une piscine de Melun
Trump explique ce qu’il considère comme «le plus gros problème dans le monde», la Russie impliquée
Historique: le PSG se qualifie pour les demi-finales de la Ligue des champions pour la 1ère fois depuis 1995 - vidéos
Tags:
tourisme, accouchement, États-Unis, Hong Kong
Règles de conduiteDiscussion
Commenter via SputnikCommenter via Facebook