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«Le coronavirus n’a tué personne en Espagne, bien qu’il soit tous les jours en Une des médias», souligne une nouvelle action lancée sur les réseaux sociaux avec le hashtag #ElMachismoEsUnVirus, par deux étudiants à l’École Brothers de Madrid. Sputnik s’est entretenu avec les auteurs de l’initiative.

«Le machisme tue davantage que le coronavirus», affirme une action sur les réseaux sociaux ayant pour tâche d’attirer l’attention de l’opinion sur les cas de mort causés par la violence de la part d’hommes. Ses auteurs, les étudiants à l’École Brothers de Madrid, Nacho Pérez, 25 ans, de la ville d’Alicante, et Marcos Noguero, 27 ans, de la capitale espagnole, ont choisi les premières pages des 10 journaux les plus populaires du pays pour y publier des faits réels d’assassinats de femmes par leurs conjoints.

Le machisme est plus meurtrier que le coronavirus

Les étudiants ont expliqué dans un entretien accordé à Sputnik avoir décidé de traiter du problème du machisme à cause de la multitude des victimes de la violence masculine en Espagne ces derniers mois. À première vue, on a l’impression qu’il s’agit des morts causées par le coronavirus. En lisant toutefois le texte, on se rend rapidement compte que l’attention est réservée aux victimes de violences masculines:

«Une mère de deux enfants, victime du coronavirus en Espagne. Une originaire de Tolède est morte en présence de ses enfants. Mais ne vous en faites pas, elle n’a pas été tuée par le coronavirus, mais par son époux et père de ses enfants. Cette année, 11 femmes ont été tuées par leurs conjoints ou leurs anciens conjoints, mais presque personne n’en parle. Le coronavirus n’a tué personne en Espagne, mais il est tous les jours en Une des médias.»

Selon Nacho Pérez, une telle publication en Une des journaux avec des titres mentionnant le coronavirus aurait dû attirer l’attention et pousser les gens à s’arrêter et lire une information fausse qui intéresse tout le monde pour relater ensuite des cas réels d’assassinat de femmes suite à une violence masculine.

​Les jeunes hommes ont collé des affiches dans différents quartiers de Madrid et ont pris note de la réaction des gens qui s’arrêtaient pour les lire.

«L’objectif en était de recevoir une réaction et de faire en sorte que les gens comprennent que parfois nous sommes trop dépendants de ce que les médias nous disent. Sans diminuer la gravité du coronavirus, dont on doit évidemment tenir compte, nous rappelons que pour le moment on déplore déjà 11 victimes du machisme et zéro victime du coronavirus», a indiqué l’Espagnol, ajoutant que l’effet de l’action s’était avéré plus que satisfaisant.
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Tags:
violences, victimes, réseaux sociaux, Madrid, Espagne
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