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La perspective d’un baby-boom après la période de confinement interroge les médecins comme les démographes. La crainte d’une dégradation de la situation économique pourrait entraîner un report des projets d’enfant, même si les effets ne s’en font pas encore sentir sur le terrain.

L’impact du confinement sur les grossesses et naissances à venir interpellent les spécialistes. Selon l'observatoire des ventes Nielsen, les ventes de préservatifs ont régulièrement baissé durant la crise sanitaire, jusqu’à atteindre -26% lors de la cinquième semaine de confinement. 

Dans le même temps, les ventes de tests de grossesse ne cessaient d’augmenter (+37% en cinquième semaine), laissant présager un possible baby-boom.

Un communiqué du planning familial est néanmoins venu nuancer ce constat, début mai, annonçant une «augmentation significative des appels concernant l'IVG» durant le confinement.

D’après le démographe Gilles Pison, professeur au Muséum national d'histoire naturelle, la crainte des difficultés économiques pourrait entraîner le report de certaines grossesses, comme il l’explique à BFMT TV.

«L'anxiété et les incertitudes sur l'avenir vont certainement avoir pour effet de reporter le projet d'enfant […] Lors des crises économiques précédentes, dans les pays développés comme la France, le nombre d'enfants par femme ne diminue pas dans l'ensemble. Elles font toujours autant d'enfants dans leur vie, mais plus tard», déclare-t-il à la chaîne de télévision.

Pas d’effets immédiats?

Un constat que ne partagent pas tous les médecins. Ainsi Agathe Lochelongue, psychologue-naturopathe périnatale, explique à BFM TV ne pas avoir eu vent de renoncement à une grossesse chez ses patientes, pour le moment. Au-delà de la conjecture économique, la professionnelle estime que les problèmes rencontrés au quotidien durant le confinement n’influenceront pas les femmes qui sont décidées à avoir un enfant.

«Les femmes qui avaient un projet de grossesse ne l'ont pas remis à plus tard. Celles qui souhaitaient un deuxième ou un troisième enfant n'y ont pas renoncé parce que le confinement aurait été difficile à vivre avec un ou plusieurs enfants en bas âge, le télétravail et l'école à la maison à assurer en même temps, même s'il y a eu des hauts et des bas», déclare-t-elle à BFM TV.

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Tags:
accouchement, confinement, grossesse, natalité
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