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Sur Twitter, les appels au boycott vont bon train cette semaine. Les twittos ont ciblé deux comptes: le très parodique «@_dieuoff» d’une part et celui de Netflix. Deux comptes bien différents, mais avec un point commun: tous deux se sont vus pointés du doigt pour «blasphème». On vous explique pourquoi en 2 minutes.

Cette semaine sur Twitter, le «blasphème» était tendance. À l’origine, des appels au boycott de deux comptes qui n’ont pourtant rien à voir.

C’est d’abord le compte parodique @_dieuoff, suivi par plus d’un million de personnes pour ses «divines» réactions à l’actu, qui s’est retrouvé dans le viseur de certains internautes. Pour ces derniers, se faire passer pour Dieu serait blasphématoire. «Tu ne prendras pas le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain» est après tout le 2e des dix commandements, et «Il n’y a de dieu que Dieu», le premier pilier de l’islam.

Mais @_dieuoff n’étant pas le premier compte du genre et existant depuis quatre ans, pourquoi appeler à son boycott seulement maintenant? Finalement, il semblerait que les twittos se soient trompés de cible, et que tout soit parti d’un live Instagram. Dans ce dernier, qui a choqué plusieurs centaines d’internautes, une jeune fille en quête de célébrité (dont on taira le nom) et déguisée en nonne, danse de manière suggestive face à un homme ayant emprunté le nom «dieu_off» et grimé en dieu. Mais c’est le compte Twitter, vraisemblablement tenu par quelqu’un d’autre, qui en a fait les frais.

Un autre appel au boycott a secoué Twitter: le #BoycottNetflix. Le film égyptien «Sheikh Jackson», diffusé par Netflix dans certains pays –mais pas en France– a suscité la polémique. Présélectionné pour l’Oscar du meilleur film étranger en 2017, année de sa sortie, il comprend une scène jugée par certains comme irrespectueuse envers l’islam. En conséquence, un appel au boycott du site de streaming a été lancé.

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Tags:
blasphème, religion, Netflix, Twitter, Inc, France
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