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L’infectiologue Éric Caumes a suggéré de laisser les jeunes se contaminer entre eux afin de favoriser l’immunité collective. Depuis, les critiques fusent. Frédéric Bizard, président du think tank «Institut Santé», décortique cette proposition controversée.

Les autorités de Santé constatent une augmentation des cas positifs au Covid-19 chez les jeunes: en France la tranche des 20-30 ans et de plus en plus touchée.

Dans un entretien au Parisien, Éric Caumes, infectiologue à la Pitié-Salpêtrière, a suggéré une solution qui a suscité de vives réactions:

«Ce n’est peut-être pas politiquement correct, mais je pense de plus en plus qu’il faut les laisser se contaminer entre eux, à condition qu’ils ne voient pas leurs parents et leurs grands-parents.»

Une idée «fausse sur le plan de la santé publique», selon Frédéric Bizard, fondateur de «l’Institut Santé», un organisme de recherche dédié à la refondation du système de santé.

D’après l’auteur de Et alors la réforme globale de la santé, c’est pour quand? (Fauve éditions), tendre vers une immunité collective passe d’abord par protéger les plus faibles et laisser les jeunes se contaminer reviendrait à mettre en danger ces derniers, puisque la vie en société n’est pas segmentée en fonction de l’âge. De fait, il estime que l’immunité collective générée par le laisser-faire induirait «un apartheid générationnel».

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Tags:
France, Covid-19, contamination
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