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En Iran, une émission peut décider du sort d’un condamné à mort. Elle a connu un grand succès pendant plus de 10 ans. Sidéré, le réalisateur Massoud Bakhshi a souhaité dénoncer cette dernière dans son nouveau film, «Yalda, la nuit du pardon». Retour en vidéo.

Une émission de télé qui juge de la vie ou de la mort d’un être humain, c’est le sujet de «Yalda, la nuit du pardon», nouveau film de Massoud Bakhshi, réalisateur iranien primé au festival de Sundance en 2020.

Le film relate l’histoire de Maryam, une jeune fille de 22 ans, condamnée à la peine capitale après avoir tué accidentellement son mari de 65 ans. La jeune femme pourrait se voir graciée si la fille du défunt lui octroie son pardon. Les téléspectateurs sont également invités à donner leur avis. Une fiction inspirée de faits réels, puisqu’une telle émission a bel et bien existé en Iran.

Pendant plus de 10 ans, l’émission diffusée durant le ramadan a connu un grand succès, rassemblant des millions de téléspectateurs. Avec «le pardon» comme thème principal, l’émission portait sur de nombreux litiges, mais ceux impliquant la peine capitale restaient les plus populaires.

Dans le cadre de certains crimes, la loi iranienne admet le concept très religieux du pardon et permet à la famille du défunt de gracier l’accusé. Ce dernier devra alors purger sa peine et verser le «prix du sang», une compensation financière à la famille. En Iran, qui fait partie des pays qui recensent le plus d’exécutions capitales au monde, de nombreux activistes et organisations poussent les familles à choisir le pardon.

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Tags:
peine de mort, cinéma, Iran
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