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Oksana Chalyguina, ex-compagne de Piotr Pavlenski, cet «actionniste» russe réfugié en France et connu pour avoir mis le feu à la Banque de France ainsi que pour son rôle dans le scandale Griveaux, a sorti fin octobre un livre dans lequel elle évoque des détails choquants de sa relation avec l'«artiste».

Avec l’«artiste» à scandale Piotr Pavlenski, elle a eu deux filles et, en 2017, ils se sont réfugiés ensemble en France. Toutefois, peu après sa sortie du prison où il a passé 11 mois pour avoir incendié la façade d'une succursale de la Banque de France à Paris, ils se sont séparés. Récemment, Oksana Chalyguina a sorti un livre dans lequel elle révèle la face choquante de cette relation.

«Nous nous sommes séparés en novembre 2018, deux mois après qu’il est sorti de prison en France. [...] Pour être brève: il est devenu clair qu’on ne pourrait pas préserver nos relations et il est parti. J’ai alors entamé un processus de reprise. C’était une recherche de soi», confie-t-elle dans un entretien paru le 5 novembre dans l’édition Wonderzine.

Elle dit que pendant cette période, elle a noué une amitié avec une certaine Irina à qui elle a commencé à se confier et que c’est cette dernière qui lui a donné l’idée de prendre la plume. La rédaction de son livre Il ne me frappait pas au visage a pris deux ans et elle explique que ce qu’elle y décrit à la fin se passait déjà en France. «C’était un niveau de cruauté surnaturel. Ce n’étaient pas des passages à tabac domestiques, non. C’était pire. C’était déjà de la torture et peut être comparé au camp de concentration».

«J’ai commencé à réaliser la situation dans laquelle je me suis retrouvée quand Piotr était en prison en France. [...] Nous nous sommes séparés pour 11 mois. Et plus on était loin l’un de l’autre, mieux j’allais».

Oksana explique qu’il ne la frappait jamais au visage, mais que son corps était noir à cause des coups qu’elle recevait. Selon elle, il lui promettait d’être cruel avec elle et la prévenait qu’elle ne pourrait pas le quitter sinon «ses ennemis à lui allaient triompher».

«Il y avait une période où il me frappait tous les jours, sur les mêmes bleus il me frappait encore», se confie-t-elle avant d’aborder les violences sexuelles. «Lorsqu’on te frappe les sensations sont tout à fait différentes de celles lorsqu’on te viole. Il reste peu de place dans l’esprit où tu peux te cacher pour ne pas devenir folle».

Ces «viols sadiques» n’ont pas perduré, quelques jours seulement. «Lorsque tu prives entièrement la personne de toute volonté, il suffit de la regarder d’une manière précise. Ensuite, tu la contrôles déjà, elle t’obéit».

Interrogée sur la relation de Piotr avec leurs deux filles, Oksana souligne qu’il ne les a jamais touchées et était un père affectueux. «Avec elles, il avait une patience infinie. [...] Avec moi, c’était tout différent».

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Tags:
Russie, France, Piotr Pavlenski
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