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Quelques jours après la publication d’une enquête dans le New York Times accusant Pornhub de mettre en ligne des vidéos d’abus sexuels sur des enfants et des femmes non consentantes, le site a promis une série de mesures pour lutter contre ce type de contenu.

Vendredi 4 décembre, le journaliste du New York Times Nicholas Kristof a publié un long article détaillant le côté sombre du site pornographique Pornhub, le tenant responsable pour la mise en ligne de nombreuses vidéos de femmes ou d’enfants violés. Le site a déclaré qu’il mettrait en place plusieurs mesures afin de mieux modérer son contenu.

«Je suis tombé sur de nombreuses vidéos qui étaient des enregistrements d’agressions sur des femmes et des filles inconscientes», déplore l’éditorialiste, lequel a également mis en avant plusieurs témoignages de mineures dont les vidéos se sont retrouvées à leur insu sur le site.

«Le problème n’est pas la pornographie, c’est le viol», dénonce-t-il, accusant Pornhub, listé parmi les dix sites Internet les plus visités au monde, de faire de l’argent sur ce type de contenu et de ne pas agir suffisamment pour lutter contre leur mise en ligne. En effet, à l’instar de YouTube, tout utilisateur peut publier une vidéo, mais c’est la modération du site qui est également mise en cause.

Selon un modérateur de la plateforme interrogé par M. Kristof, seules 80 personnes seraient employées par Mindgeek, la multinationale à laquelle appartient Pornhub, pour surveiller l’ensemble de ses sites. À titre de comparaison, Facebook en a environ 15.000. Ainsi, difficile de lutter contre la republication de vidéos déjà signalées et supprimées auparavant.

Annonce de mesures

Déjà fragilisé par le retrait de PayPal l’an dernier, Pornhub fait désormais face aux menaces de Mastercard et Visa qui, conséquence de la publication du New York Times, ont engagé des enquêtes sur leurs liens avec le site et assuré qu’elles allaient couper les ponts avec la maison mère Mindgeek si elle ne respectait pas la loi.

L’entreprise a publié mardi 8 décembre un communiqué annonçant une série de mesures pour lutter contre les contenus illégaux en ligne. Il indique notamment qu’à l’avenir seuls les utilisateurs qui ont confirmé leur identité pourront publier du contenu, et qu’un processus de vérification sera mis en place «au cours de la nouvelle année».

Pornhub déclare également auprès de l’AFP avoir renforcé son système de modération et assure n’avoir «aucune tolérance» pour les contenus montrant l’abus sexuel d’enfants. Le site affirme toutefois que des plateformes comme Facebook, Instagram et Twitter hébergent davantage de contenu illégal.

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Tags:
viol, mesures supplémentaires, The New York Times, pédopornographie, Pornhub
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