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La large diffusion de l’agression du jeune Yuriy a contraint la classe politique à réagir. Les affrontements entre mineurs sont un fléau dénoncé depuis des années. Désormais, le besoin de sanctions se fait plus pressant encore.

Le lynchage de Yuriy aurait-il eu le même écho sans la diffusion des images chocs de son agression capturées par des caméras de vidéosurveillance? Le doute est permis alors que les rixes entre bandes sont loin d’être un phénomène nouveau. Entre 2018 et 2019, ces affrontements avaient augmenté de 22% en Île-de-France selon BFM TV. Les mineurs impliqués semblent de plus en plus jeunes.

La polémique a résonné sur le territoire et bien au-delà, puisque le président ukrainien a appelé à trouver et à punir les agresseurs de Yuriy, lui-même originaire d’Ukraine. La classe politique française a été forcée de réagir, elle qui promet de combattre la violence des mineurs depuis tant d’années. Un défi qu’aucun gouvernement n’a su relever jusque-là.

Au mois de juin 2019, Anne Hidalgo présentait un plan pour lutter contre les rixes entre mineurs. Un savant cocktail de prévention et de sensibilisation. Ce qui ne semble pas suffire. Auteur du livre Sur la violence gratuite en France: adolescents hyperviolents, témoignages et analyses (éd. L’Artilleur, 2019), le pédopsychiatre Maurice Berger a disséqué les causes de ce mal. Il plaide pour des sanctions plus efficaces.

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Tags:
Paris, lynchage, agression, France
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