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La société Monin, qui produit des sirops, se prépare à ouvrir sa première usine en Russie. Le représentant de l’entreprise dans ce pays et ceux de la zone CEI a raconté à Sputnik les détails de ce projet et les problèmes qu’il avait rencontrés à cause de la pandémie.

Alors que la production des fameux sirops Monin sera lancée avec l’ouverture d’une première usine à Stoupino, dans la région de Moscou, Boris Merlin, PDG de Monin Rus LLC et représentant du groupe pour la Russie et les pays de la zone CEI (la Communauté des États indépendants) a dévoilé dans une interview accordée à Sputnik les détails de ce projet.

Il a indiqué que cette société familiale plus que centenaire, forte de quatre générations de dirigeants, s’était beaucoup développée à l’international ces dernières années en se finançant sur ses fonds propres:

«Concernant la Russie, le projet de construction est déjà bien avancé et l’ensemble du procès et des équipements de production est en cours d’installation. Nous sommes dans notre processus de recrutement des équipes opérationnelles».
La première usine de Monin en Russie
© Photo / Photo de Boris Merlin
La première usine de Monin en Russie

La société prévoit de réaliser ses premiers tests industriels en mars, en parallèle à la formation des employés. La production et la vente des premières bouteilles sont prévues pour le mois de juillet.

Le développement du marché russe

«Monin est déjà présent en Russie depuis plus de 20 ans et la zone CEI est un acteur majeur pour notre entreprise. Au regard du potentiel sur le marché russe et des opportunités à l’exportation depuis la Russie c’était une évidence pour nous de devenir Russe, et donc de construire notre usine», a souligné le PDG.

Il a également noté que la société pourrait proposer à ses clients et partenaires une gamme plus vaste de produits qu’elle ne peut en importer aujourd’hui.

Des sirops Monin
© Photo / Photo de Boris Merlin
Des sirops Monin

«La production suivra la demande, et nous travaillons déjà sur l’extension de notre usine», a-t-il ajouté.

Les problèmes rencontrés

Mais l’immensité du territoire pose des contraintes logistiques.

«Paradoxalement, le plus compliqué est de trouver un terrain, et ensuite de l’acheter», a dit le PDG en précisant avoir passé beaucoup de temps à chercher et sélectionner le bon endroit ainsi que pour les formalités administratives.

En outre, Boris Merlin a déploré que la crise sanitaire ait été lourde de conséquences pour le secteur de la restauration «qui est notre premier client».

«L’entreprise Monin a donc dû s’adapter sans pour autant renoncer à ses projets d’investissement, et en particulier nous nous sommes donnés les moyens pour accélérer la phase de construction de notre usine en Russie car nous ne voulions pas reporter».

La pandémie met des bâtons dans les roues

Les principales contraintes associées au coronavirus ont été la pénurie de main d’œuvre pour la construction de l’usine et la fermeture des frontières qui a compliqué la venue des spécialistes et collègues européens.

«Enfin, la dévaluation du rouble nous a obligés à faire des arbitrages budgétaires», a-t-il regretté.

Tout en exprimant sa gratitude aux différentes instances qui l’ont aidé à mener à bien ce projet:

«L’administration aura été d’un grand soutien. Je pense à la région de Moscou ainsi qu’aux ministères de l’Investissement et de l’Agriculture qui nous ont beaucoup aidés au cours de notre projet, et tout particulièrement au cours de cette période délicate que nous avons traversée avec la pandémie».

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Tags:
coopération, production, Russie, France, usine
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