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La toxicité de certaines encres de tatouage en France a été mise en relief dans un test effectué par l’Union fédérale des consommateurs. Elle insiste sur des contrôles plus importants à faire à cet égard, notamment par l’Agence des médicaments.

Après avoir analysé en laboratoire la composition des 20 encres de tatouage les plus utilisées en France, l’UFC-Que choisir a établi que la plupart contenaient des substances chimiques nocives. 

15 encres sur les 20 étudiées ont été «disqualifiées» par l’Union fédérale des consommateurs, une sur trois contenant même des colorants interdits, explique l’organisme. Et de préciser que 75% «représentent un risque sanitaire élevé». 

Interdites dans les cosmétiques

Des «colorants C.I 74260, C.I. 73915, Isothiazolinones, hydrocarbures aromatiques polycycliques, amines aromatique» ont été trouvés au cours des analyses. Ces produits cancérigènes sont présents dans les encres en question «au-dessus des seuils réglementaires» et «parfois à des niveaux accablants».

«Ces encres ne sont soumises à aucune norme. On y a trouvé des substances interdites dans les cosmétiques. Les industriels utilisent les mêmes colorants que pour des plastiques ou des laques», a détaillé auprès de RTL Élisabeth Chesnais, journaliste auprès de l’UFC-Que Choisir.

«Ce sont souvent les encres de couleur qui posent problème parce que la couleur implique une recette particulière et on se rend compte […] que la recette est faite n’importe comment», a expliqué à son tour au micro de BFM TV le responsable juridique de l’union, Raphaël Bartlomé. 

L’UFC-Que Choisir a pris la décision de saisir la Répression des fraudes et l’ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament) pour qu’elles intensifient «les contrôles et ordonnent le retrait et rappel immédiat des produits dangereux» identifiés durant les tests et répertoriés dans un tableau publié sur le site de l’organisme. 

«Risque d’infection majoré», selon le HCSP

Récemment, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a émis des recommandations contre les pratiques de tatouage et détatouage. En rappelant que «les complications liées au tatouage peuvent être de survenue aiguë ou chronique», il met en garde contre «le risque d’infection […] majoré lorsque le tatouage est réalisé par un non-professionnel».

Quant au détatouage, le HCSP recommande l’utilisation exclusive d’un laser chez un médecin et rappelle que l’acide lactique peut provoquer «une inflammation, une scarification de la partie tatouée et une nécrose tissulaire qui nuit à la cicatrisation». 

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cosmétiques, France, tatouage
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