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Sous le #MetooAmnésie, des centaines de personnes témoignent de violences sexuelles subies dans leur enfance. Après des décennies, elles se remémorent ce qu’elles ont vécu mais pour beaucoup, une action en justice est impossible du fait de la prescription. La reconnaissance de la mémoire traumatique pourrait en finir avec ce principe juridique.

Doit-on rendre imprescriptibles les crimes sexuels sur mineurs en France, à l’image de l’État de Californie ou de la Grande-Bretagne?

Les vagues successives Metoo, MetooInceste, MetooGay et maintenant MetooAmnésie prennent de l’ampleur. La parole se libère mais pour certaines victimes, il y a prescription. Des voix s’élèvent et demandent la levée de ce principe juridique pour cette catégorie de crimes sexuels. Leur argument est psychiatrique et s’appelle la mémoire traumatique: celle-ci est un mécanisme de défense qui s’établirait dans près de 60% des cas de violences sexuelles, selon la psychiatre Muriel Salmona. Le choc de l’abus est si violent pour le cerveau qu’il va inconsciemment nier les faits. Un déni qui va de facto revenir hanter les victimes, parfois des décennies plus tard. Actuellement, la loi française ne permet pas de leur rendre justice du fait de la prescription. Mais jusqu’à quand?

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Tags:
prescription, inceste, justice, France
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