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L’Anses s’est penchée dans une étude sur la restauration hors foyer (RHF) en général et la restauration rapide en particulier. Elle constate notamment que le nombre d’amateurs de fast-food a doublé au cours des 10 dernières années, alors que celui des personnes qui n’en consomment jamais a été divisé par trois.

Selon un rapport publié par l'Agence nationale de la sécurité sociale (Anses), la consommation dans les établissements de restauration rapide a doublé en France entre 2006 et 2015, «aussi bien chez les adultes que chez les enfants et adolescents».

Trois quarts de la population adulte (75,5%) consomment des aliments issus de la restauration commerciale rapide dont 13,9% régulièrement, une fois par semaine.

Les experts comparent l’évolution de la fréquence de consommation de restauration rapide entre 2006-2007 et 2014-2015, au moyen de deux études réalisées à ces dates. La proportion des individus en mangeant de façon hebdomadaire ou à un rythme mensuel a doublé pour passer respectivement de 10,0% à 19,1% et de 17,5% à 36,2%.

«À l’inverse, la part de ceux n’y consommant jamais a été divisée par trois»: 36,0% dans la première étude contre 11,2% dans la seconde.

Le fast-food est particulièrement prisé des adolescents et des jeunes adultes et arrive deuxième sur la liste de fréquentation de la restauration hors foyer (RHF) et de contributions aux apports nutritionnels.

«Pour cette population, elle semble constituer un concurrent direct aux restaurants scolaires, pourtant de meilleure qualité d’un point de vue nutritionnel», relèvent les spécialistes.

Chez les adultes et les adolescents forts consommateurs de restauration rapide, les groupes d’aliments comme les sandwiches, pizzas, tartes et boissons rafraîchissantes sans alcool constituent les premiers contributeurs à la totalité de leurs apports nutritionnels, constate l’étude.

Restauration collective vs fast-food

Si en RHF collective, les aliments les plus fréquemment consommés sont les légumes (11,8%), les condiments, herbes, épices et sauces (10,1%), l’eau du robinet (9,0%) et le pain et les produits de panification raffinés (7,6%), en RHF commerciale rapide, les sandwichs, pizzas, tartes, pâtisseries et biscuits salés (19,3%), sont suivis de condiments et sauces (11,4%), des pommes de terre et autres tubercules (8,3%).

La RHF rapide se distingue des autres lieux «par des proportions d’actes de consommation environ trois fois plus élevées de glaces et sorbets, de boissons rafraîchissantes sans alcool et de pommes de terre (jusqu’à huit fois celles du hors RHF), et également par une part maximale d’actes de consommation de sandwichs, pizzas, tartes, etc.: celle-ci représente quatre fois celle de la RHF traditionnelle et presque 20 fois celles de la RHF collective et hors RHF», note l’étude.

Toutefois, même si la tendance donne à réfléchir, l’Anses constate «que 80% des consommations et apports nutritionnels des individus sont issus du domicile», ce qui signifie que la restauration rapide ne doit pas être jugée seule responsable de la qualité de l'alimentation des Français.

En outre, les chiffres de cette étude datent de 2015 et ne reflètent pas les comportements des cinq dernières années dont 2020 qui a été marquée par la crise sanitaire du Covid-19 et qui a bouleversé les habitudes de nombreuses personnes notamment face à la fermeture des restaurants.

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Tags:
étude, malbouffe, France
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