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Véritable fléau, le revenge porn ou pornodivulgation en français, fait des ravages. Et les victimes sont de plus en plus jeunes. Depuis le début de la pandémie, les échanges virtuels ont augmenté. Les violences en ligne ont suivi le mouvement. Surtout à l’encontre des femmes. Retour sur le phénomène avec Claire Charlès, présidente des Effronté-es.

Depuis le début de la pandémie, la plateforme Net Écoute a enregistré un bond de 57% des alertes. Catastrophe sexuelle et morale des temps modernes, le revenge porn, ou pornodivulgation, a pris de l’ampleur avec la crise sanitaire. Notamment parmi les adolescents, chez qui le cyber-harcèlement a explosé depuis 2020. Cette pratique consiste à diffuser une photo ou une vidéo intime d’une personne sans sa permission. Le but: se venger de cette dernière et l’humilier.  La mort de la jeune Alisha, tuée par deux camarades de classe à Argenteuil, vient de mettre ce phénomène sous les projecteurs de l’actualité.

En finir avec ce fléau commencerait par « la prévention et l’éducation », explique Claire Charlès, présidente des Effronté-es:

«C’est extrêmement important parce que, s’il y a des victimes, il y a aussi des auteurs en face. Et on n’en parle jamais! C’est très problématique parce qu’il y a une inversion de la culpabilité, de la responsabilité de la charge. C’est typique de notre société et puis ça alimente la honte des victimes.»

Claire Charlès rappelle que la loi punit le revenge porn. Les coupables encourent jusqu’à deux ans de détention et 60.000 euros d’amende.

«Une femme qui révèle ce harcèlement court en outre le risque d’être “considérée comme une s****”. Là, il y a un traitement différencié selon le genre. En effet, lorsqu’ils sont victimes de revenge porn, les hommes en général ne subissent pas autant cette charge», accuse la militante associative.

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Tags:
harcèlement, cybercriminalité, France
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