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Dans les semaines à venir, les utilisateurs d’Instagram dans sept pays, dont la France, disposeront d’un outil les protégeant contre le contenu abusif dans les demandes de messages directs, annonce le réseau social. Qui promet l’option de créer sa propre liste des termes à masquer.

Instagram, appartenant à Facebook, a créé un outil qui filtrera automatiquement les demandes de messages directs (invitations à discuter) contenant des mots, des phrases ou des émoticônes offensants, afin que les utilisateurs ne puissent pas les voir, indique un communiqué du réseau social publié ce mercredi 21 avril.

«Cela fonctionnera de la même manière que les filtres de commentaires que nous proposons déjà, qui vous permettent de masquer les commentaires offensants et de choisir les termes que vous ne voulez pas que les gens utilisent dans les commentaires sous vos messages. Vous pouvez activer et désactiver les filtres de commentaires et de demandes de messages directs dans une nouvelle section dédiée de vos paramètres de confidentialité appelée Mots cachés», précise le communiqué.

Instagram assure qu’il commencera à rendre accessible cette fonctionnalité dans plusieurs pays dans les semaines à venir, et qu’il l'étendra à d'autres pays au cours des prochains mois.

De son côté, l’AFP précise que les utilisateurs de sept pays -à savoir le Royaume-Uni, la France, l’Irlande, l’Allemagne, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada- seront les premiers à pouvoir en profiter.

«C'est dans ces pays qu'il y a eu des personnalités publiques, notamment des footballeurs, qui ont été victimes d'abus et de termes offensants dans les messages directs», a précisé à l’agence Clotilde Briend, responsable des politiques publiques chez Instagram.

Plusieurs expressions françaises dans la liste

Quant au français, il s’agit de «quelques dizaines» d'expressions à bloquer qui ont été définies avec l'association Génération numérique, qui sensibilise les plus jeunes à l'usage des réseaux sociaux. Dans le même temps, les utilisateurs auront la possibilité d'ajouter leurs propres termes à la sélection des mots interdits.

Le réseau social assure que tout le filtrage des messages s'effectuera sur les appareils, ce qui signifie que l’outil ne renverra aucun contenu de message aux serveurs de la société, à moins que les utilisateurs ne les signalent eux-mêmes.

Mme Brient a indiqué en outre que la fonctionnalité pourrait ensuite être étendue aux autres messageries populaires du groupe Facebook: Messenger et WhatsApp.

Instagram et d’autres réseaux sociaux disent non aux insultes

En 2019, le réseau social a annoncé la mise en place d’outils destinés à la protection contre le harcèlement en ligne. Le premier consistait à avertir l’utilisateur contre la publication d’une remarque négative par le biais d’un logiciel d’intelligence artificielle qui identifiait des mots ou des phrases injurieux. Le deuxième présentait la possibilité de «limiter» les utilisateurs qui consultaient votre compte Instagram et de réduire les remarques négatives si la personne était victime de harcèlement.

Quant à Facebook, il a annoncé en octobre 2018 que ses utilisateurs auraient la possibilité de masquer ou supprimer des commentaires de façon groupée plutôt qu'un par un, ainsi que de signaler à Facebook le harcèlement dont seraient victimes des «amis».

Fin 2016, Twitter a également annoncé une fonctionnalité permettant aux utilisateurs de filtrer le contenu de leurs notifications, et notamment de bloquer des mots-clés, des phrases ou une conversation entière à propos de laquelle les utilisateurs ne voulaient pas voir les notifications.

Le niveau de cyberharcèlement en France

Établi par Microsoft en février 2021, l’indice mondial de civilité numérique, qui évalue le niveau de harcèlement en ligne, a classé la France à 63, soit le 11e pays le plus civil sur 32, derrière les Pays-Bas, le Royaume-Uni ou encore les USA.

Il démontre en outre que 24% des Français, soit presqu’une personne sur quatre, disent avoir été impliqués dans un cas de harcèlement en ligne en 2020 et que 9% en ont directement été la cible. Et ce sont les jeunes de moins de 25 ans qui sont les plus touchés par le harcèlement en ligne (29%), alors que chez les 55 ans et plus, ce taux est de 13%.

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