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La politique de "deux poids, deux mesures" adoptée par l’AMA, qui punie les athlètes russes et passe sous silence un "traitement bien particulier" de certains sportifs américains, met à nouveau en cause l’impartialité de la fondation internationale.

Dmitri Peskov
© Sputnik . Vladimir Astapkovitch
Le fait que l'Agence mondiale antidopage (AMA) ait fermé les yeux sur les "analyses anormales" des sœurs Serena et Venus Williams et de la quadruple championne olympique de gymnastique Simone Biles est une preuve de la partialité de l'organisation, fustige Nikolaï Dourmanov, l'ancien chef de la RUSADA (Agence antidopage russe au sein de l'AMA, ndlr).

"Nous avons sous nos yeux un drôle de phénomène: certains athlètes peuvent prendre des médicaments interdits aux autres sportifs, s'ils parviennent à prouver qu'ils en ont besoin pour des raisons de santé. En l'occurrence, des exceptions thérapeutiques ont été faites aux sœurs Williams et à Simone Biles", déplore M. Dourmanov dans une interview accordée à la chaîne russe RT.

"Cependant, ces médicaments font partie d'un traitement assez lourd", poursuit-il. "L'oxydone, l'hydromorphone et le méthylphénidate sont des substances psychotropes, des analgésiques prescrits habituellement à des personnes atteintes de maladies graves, littéralement à l'article de la mort. Ce sont des substances proches de la morphine et de l'héroïne. Elles sont formellement interdites en Russie et punies par la loi en Europe."

Et de conclure: "Ainsi, avec tout le respect dû aux exceptions thérapeutiques, on se pose à juste titre la question de savoir si les sportifs qui se voient prescrire de tels médicaments ont le droit de participer aux Jeux olympiques au lieu de suivre un traitement intensif."

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Tags:
partialité, dopage, Agence mondiale antidopage (AMA), Agence antidopage russe (RUSADA)
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