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    Richard McLaren: les sportifs pourraient abuser de l’autorisation thérapeutique

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    Les sportifs qui avaient une autorisation thérapeutique pourraient en abuser pour prendre des substances interdites.

    Les sportifs ayant bénéficié d'une autorisation d'usage de produits interdits à des fins thérapeutiques pourraient en abuser, a déclaré samedi Richard McLaren, juriste canadien et auteur du rapport de l'Agence mondiale antidopage (AMA) sur le dopage dans le sport russe.

    « On peut mener des enquêtes sur différents sports afin d'établir la fréquence d'utilisation de produits concrets par les athlètes bénéficiant d'autorisations à usage thérapeutique (AUT). Un médicament contre le trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité figure parmi les produits les plus utilisés. Il peut y avoir des abus », a indiqué M. McLaren cité par la chaîne de télévision BBC.

    D'après les documents récemment publiés par les hackers du groupe Fancy Bears, la gymnaste américaine Simone Biles, quadruple médaillée d'or aux Jeux olympiques 2016, aurait été autorisée à prendre des amphétamines dans le cadre d'un traitement contre l'hyperactivité.

    Selon le juriste canadien, les substances stimulant l'activité du cerveau chez les personnes souffrant du trouble du déficit de l'attention et d'hyperactivité peuvent aussi influer sur les performances des athlètes.

    Les hackers du groupe Fancy Bears avaient récemment publié une série de documents provenant de la base des données ADAMS, via laquelle l'AMA enregistre et étudie les informations médicales des athlètes. Selon ces informations, des athlètes de plusieurs pays dont notamment les États-Unis et le Royaume-Uni, ont utilisé des produits dopants à des fins thérapeutiques. Parmi ces sportifs, il y a des médaillés des Jeux olympiques de Rio. Cette liste contient les noms des joueuses de tennis américaines Venus et Serena Williams et de la gymnaste Simone Biles.

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    Tags:
    abus, médicaments, autorisation à usage thérapeutique (AUT), dopage, Fancy Bears, Agence mondiale antidopage (AMA), Richard McLaren
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