Ecoutez Radio Sputnik
    Richard McLaren. Archive photo

    Une centaine de sportifs russes blanchis par l'AMA pourraient demander des dédommagements

    © REUTERS/ Peter Power
    Sports
    URL courte
    24934280

    Le juriste du sport Sergueï Alexeïev a déclaré à Sputnik que la clôture de l'enquête de l'Agence mondiale antidopage au sujet des sportifs russes permettait à ces derniers de saisir la justice dans cette affaire.

    L'Agence mondiale antidopage (AMA) a clos l'enquête concernant 95 des 96 sportifs russes impliqués dans un scandale de dopage, a annoncé le New York Times. Le juriste du sport russe Sergueï Alexeïev a déclaré dans une interview à la radio Sputnik que la clôture de l'enquête permettait à ces sportifs de s'adresser à la justice.

    L'AMA va blanchir 95 Russes figurant dans le rapport du juriste canadien Richard McLaren, chef de la commission indépendante de l'Agence, a annoncé le New York Times se référant à un rapport intérieur de cette structure.

    «Les preuves disponibles sont insuffisantes pour soutenir l'affirmation d'une violation des règles antidopage pour ces 95 sportifs», a écrit Olivier Niggli, le directeur général de l'AMA.

    Le dossier a été clos entre autres parce que l'ancien directeur du laboratoire antidopage de Moscou, aujourd'hui réfugié aux États-Unis, Grigori Rodtchenkov, est «indisponible pour témoigner en raison de circonstances extérieures».

    «C'est un très bon fait juridique, a souligné Sergueï Alexeïev. Il est évident que ces sportifs seront blanchis, mais, malheureusement, cette attaque contre la Russie vise à priver les sportifs russes de la possibilité de participer à des compétitions à un moment donné. Nous sommes en présence d'un manque à gagner et d'un préjudice issu d'une interdiction illégale de prendre part à des compétitions. Il est certain que les sportifs seront rétablis dans leurs droits, mais l'arrière-goût laissé par les conclusions inadéquates, infondées et illégales de McLaren rendent […] juridiquement logique la demande de réparations tant morales que matérielles.»

    Richard McLaren a affirmé en novembre 2015 que la Russie avait mis en place un système de dopage institutionnalisé en Russie. Depuis le début du scandale, Moscou a démenti à plusieurs reprises toute existence d'un tel système, insistant sur la responsabilité individuelle des sportifs dopés ou de responsables ayant poussé au dopage. Toutefois, l'Association internationale des fédérations d'athlétisme (IAAF) a interdit aux athlètes russes de participer à des compétitions internationales, y compris aux Jeux olympiques de Rio 2016. Le Comité international paralympique (CIP), à son tour, a interdit à tous les athlètes paralympiques russes de prendre part aux Jeux paralympiques de Rio 2016 et aux Jeux paralympiques d'hiver 2018 qui se tiendront à Peyongchang, en Corée du Sud.

    Lire aussi:

    AMA sur le scandale de dopage russe: «être mentionné dans un rapport n’est pas une preuve»
    Dopage en Russie: McLaren aurait retiré ses accusations contre l’État russe
    Suspension de l'agence russe antidopage: Moscou dénonce une démarche «politique»
    Tags:
    paralympiens, athlètes, enquête, dopage, Jeux paralympiques 2018 de Pyeongchang, Jeux paralympiques 2016 de Rio de Janeiro, Fédération internationale d'athlétisme (IAAF), New York Times, Agence mondiale antidopage (AMA), Sputnik, Richard McLaren, Moscou, États-Unis, Russie
    Règles de conduiteDiscussion
    Commenter via FacebookCommenter via Sputnik