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    Parc olympique à Pyeongchang

    «Punition exemplaire»: priver la Russie des JO? Mais qui sont les juges?

    © Sputnik . Ramil Sitdikov
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    L’ex-président de l'Agence mondiale antidopage (AMA) Richard Pound a qualifié de véridique l’information contenue dans le rapport de Richard McLaren et a critiqué la Russie qui «essaie de rejeter sa faute sur l’AMA ou le Comité international olympique (CIO)». Un parlementaire russe a commenté la situation pour Sputnik.

    On a bien l'impression qu'une punition exemplaire est appliquée à la Russie pour intimider les autres pays. Et rendre ceux-ci plus accommodants en matière de gestion du sport mondial et des colossaux flux monétaires, a expliqué à Sputnik Mikhaïl Degtiarev, président du comité de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour la culture physique, le sport, le tourisme et la jeunesse.

    «À chaque nouvelle décision du CIO qui prive nos meilleurs athlètes de la possibilité de participer aux Jeux olympiques de Pyeongchang et leur retire des médailles méritées, la société est de plus en plus déçue par les institutions sportives internationales qui violent ouvertement la Charte olympique et le code antidopage», a indiqué l'interlocuteur de l'agence.

    Et de rappeler que les athlètes russes étaient sanctionnés pour des égratignures découvertes sur des éprouvettes des contrôles antidopage.

    «Mais les athlètes ne répondent pas à cela. […] Quant à la Russie, elle a adopté un projet national antidopage et corrigé ses erreurs. Le nombre de tests positifs a grandement baissé, devenant proche de zéro», a souligné M.Degtiarev.

    Il a tenu à souligner que le contrôle antidopage était réalisé par des experts britanniques qui «ne constataient aucun échantillon positif chez les athlètes russes».

    Selon le parlementaire, les motifs des politiciens occidentaux qui s'appliquent à ne pas autoriser la Russie à prendre part aux Jeux olympiques de Pyeongchang sont plus qu'évidents.

    «Ils veulent éliminer leurs concurrents des JO en Corée de Sud, démoraliser et déstabiliser la société russe à l'approche de l'élection présidentielle. Quoi qu'il en soit, les JO d'hiver sans la Russie perdent tout simplement leur raison d'être», a estimé l'interlocuteur de Sputnik.

    Et de résumer qu'il s'agissait bel et bien de l'«assassinat des JO», ainsi que de l'ensemble du mouvement olympique. La question s'impose d'elle-même: qui sont ces juges qui décideront de la participation ou non de la Russie aux JO de de Pyeongchang?

    La décision concernant la participation des sportifs russes aux Jeux olympiques à Pyeongchang sera adoptée le 5 décembre. Six Fédérations de hockey, dont celles du Canada, des États-Unis et de la Finlande, appellent à autoriser la participation des Russes aux Jeux Olympiques, mais la décision en revient au CIO.

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    Tags:
    politiciens, athlètes, anti-dopage, sanctions, médaille, Agence mondiale antidopage (AMA), Comité international olympique (CIO), Richard McLaren, Richard Pound, Mikhaïl Degtiarev, Pyeongchang, Corée du Sud, Russie
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