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    Le siège du CIO à Lausanne

    D’abord la Russie, et maintenant l’Iran: comment le CIO piège la Corée du Sud

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    Il s’avère que le petit scandale diplomatique entre l’Iran et la Corée du Sud, provoqué par le refus d’offrir aux athlètes iraniens des portables Samsung Galaxy Note 8, n’a été déclenché ni par Samsung, ni par le Comité d'organisation des Jeux olympiques de Pyeongchang (POCOG), mais par la politique du Comité internationale olympique (CIO).

    Bien que la Corée du Sud accueille les Jeux Olympiques d'hiver de 2018 sur son territoire, le pays se voit obligé de suivre les instructions du CIO, qui a en l'occurrence le dernier mot.

    Un sportif iranien, naturalisé sud-coréen et qui a préféré garder son anonymat, a affirmé à Sputnik que Samsung «avait fourni des Galaxy Note 8 à tous les participants des JO, y compris aux athlètes iraniens». À l'en croire, ce sont les autorités sud-coréennes qui ne les ont pas distribués aux sportifs iraniens.

    D'ailleurs, ses propos ont partiellement été confirmés par la société, qui a de son côté tenue à souligner que la décision de ne pas distribuer les portables aux Iraniens n'avait pas été prise en Corée du Sud.

    «La distribution des portables est une prérogative du CIO. Le Comité d'organisation ne jouit pas de ce droit. Et Samsung non plus», a indiqué à Sputnik un représentant du Comité d'organisation.

    Au demeurant, le ministère iranien des Affaires étrangères a déjà déposé une note de protestation à l'égard de son homologue sud-coréen et a menacé de sanctions la société Samsung, présent sur le marché iranien, dans le cas où celle-ci ne présenterait pas ses excuses.

    Face aux pressions exercées par la Corée du Sud, il semblerait que le CIO ait décidé d'assouplir sa position et a déclaré que tous les sportifs devraient obtenir les portables en question.

    Le président du POCOG a envoyé samedi une lettre d'excuses au responsable du Comité olympique iranien. Un responsable du géant coréen de l'électronique avait ensuite contacté l'ambassadeur iranien en Corée du Sud pour s'excuser, mais malgré ce geste, les athlètes de la République islamique ont refusé vendredi d'aller chercher les smartphones olympiques.

    Dans son communiqué de samedi, le POCOG assure que Samsung «n'a pas été impliqué dans le processus de prise de décision lié à la distribution des smartphones».

    Ces derniers temps, de plus en plus d'hommes politiques appellent à réformer le CIO. La récente déclaration du président du Comité international olympique (CIO) Thomas Bach qui a jugé nécessaire de réformer le Tribunal arbitral du sport (TAS) montre qu'il est déjà temps de réformer le CIO, a déclaré dimanche le député Mikhaïl Degtiarev, président du comité de la Douma (chambre basse du parlement russe) pour le sport.

    La chambre ad hoc du TAS (Tribunal Arbitral du Sport) a rejeté ce vendredi, à quelques heures de la cérémonie d'ouverture des JO, l'appel des 47 Russes qui souhaitaient recevoir une invitation du CIO aux Jeux olympiques de Pyeongchang. Parmi eux figurait notamment la star russe du short-track Viktor Ahn, sextuple champion olympique et d'origine sud-coréenne.

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    JO 2018 de Pyeongchang, Comité international olympique (CIO), Corée du Sud, Iran, Russie
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