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    Le siège du CIO à Lausanne

    Prétexte de dopage: le CIO élimine la Russie, et «si ça avait été les USA»?

    © Sputnik. Anton Denisov
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    Après les résultats peu brillants de ses athlètes aux JO de Londres, de Sotchi et de Rio de Janeiro, le Canada aurait choisi pour cible la Russie, prenant la tête de la campagne de lutte contre le dopage, affirment les hackers Fancy Bears. Sputnik a interrogé Anthony Moretti, de l’Université Robert Morris, sur l’éventualité d’un «complot» canadien.

    Quant à la campagne visant à discréditer les sportifs russes, dont il s'agit notamment dans le rapport intitulé «Le Canada utilise tous les moyens possibles et impossibles pour remonter sur le podium» et rédigé par les Fancy Bears, il n'est pas sûr que ce soit le Canada qui l'ait dirigée, a estimé Anthony Moretti dans un entretien accordé à Sputnik.

    «Je ne suis pas persuadé que ce soit justement le Canada qui ait conduit tous ces efforts, mais je pense effectivement que le Comité international olympique (CIO) s'efforce de trouver le moyen de faire en sorte que les JO soient au maximum "propres". […] Le problème, toutefois, est qu'il n'y a pas de moyen efficace et convaincant de le faire. Comme résultat, certains pays sont choisis comme cibles», a poursuivi l'interlocuteur de l'agence.

    Et d'ajouter que le problème était aussi que la science serait toujours légèrement en avance sur les tests de dopage, et que le Canada serait accusé de complot parce que c'est le Canadien Richard McLaren qui avait rédigé les rapports bien connus sur le sport russe.

    «Le CIO ne veut pas du tout être considéré comme une organisation politique, mais il l'est en réalité. Le CIO n'est pas évidemment un parti politique, mais, bon gré mal gré, il adopte des décisions politiques qui avantagent certains pays, tout en en désavantageant d'autres», a déclaré M.Moretti expliquant les motifs pour lesquels le CIO avait écarté certains sportifs russes des JO de Pyeongchang.

    Il a toutefois indiqué qu'il n'était pour le moins pas raisonnable de prendre une telle décision à peine quelques heures avant le début des JO.

    «Je me demande et si ça avait été les États-Unis, la Chine, l'Allemagne, la Norvège ou n'importe quel autre pays [que la Russie, ndlr], qu'aurait fait le CIO? […] Je pense que la responsabilité du CIO doit être transparente au maximum», a souligné l'interlocuteur de Sputnik.

    Selon un rapport des hackers Fancy Bears, à la demande du gouvernement canadien, un programme baptisé «Remonter sur le podium» aurait été mis au point après les JO de Vancouver, lorsque les sportifs canadiens avaient commencé à perdre des points face aux Russes. Pour remédier à la situation, il avait été décidé d'éliminer l'équipe russe sous prétexte de dopage.

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    Tags:
    rapport, complot, campagne, dopage, athlètes, JO 2018 de Pyeongchang, Sputnik, Université Robert Morris, Comité international olympique (CIO), Richard McLaren, Anthony Moretti, Vancouver, Rio de Janeiro, Canada, Norvège, Chine, États-Unis, Russie
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