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Stalingrad: aggravation de la situation du trafic de crack (8)
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Les riverains des jardins d’Éole ont manifesté mercredi 19 mai devant le parc où des fumeurs de crack du quartier de Stalingrad ont été provisoirement regroupés en début de semaine. Sputnik a parlé avec des habitants du quartier des problèmes qu'ils ont dû affronter suite à ce regroupement, de leurs peurs et des solutions possibles. Reportage.

Frédéric, habitant de la rue d'Aubervilliers, dénonce la décision du regroupement des fumeurs et explique comment vit désormais le quartier: «En fait, ils [les autorités] ne font que déplacer le problème. Nous, ce qu'on voudrait, c’est pas qu'ils déplacent le problème, mais qu’ils le solutionnent».

Pour une autre habitante du quartier, la sécurité et la question sanitaire dérangent dans cette affaire: «Tous les jours on me demande de l'argent. Si je ne donne pas, je me fais insulter. J'ai pas peur, mais il y a plein de gens... mon ami, il va déménager».

«Les forces de l'ordre aujourd'hui nous empêchent d'aller dans une partie du parc. Je suis désolé, mais il y a une zone de non-droit et au lieu de virer les dealeurs et les toxicomanes, ils virent nous, la population du quartier», témoigne un autre habitant qui fait part de son mécontentement.

Déplacement provisoire

Les consommateurs de crack du quartier de Stalingrad, à Paris, ont été provisoirement déplacés dans la soirée du lundi 17 mai dans un parc voisin des jardins d’Éole «pour pacifier le quartier et accompagner la prise en charge médico-sociale des usagers de drogue», comme le souligne sur Twitter Emmanuel Grégoire, premier adjoint (PS) de la maire Anne Hidalgo.

«Ce n'est pas un site inconnu pour eux. C'est l'un des secteurs de Paris avec le moins de riverains. Cela va impacter beaucoup moins de gens qu'à Stalingrad», explique à l’AFP une source policière pour justifier cette décision prise à la suite d’un «long travail de plusieurs mois avec la mairie de Paris».

«Il n'est pas question de sacrifier les jardins d'Éole», assure la mairie qui espère qu’à la fermeture des lieux «les usagers de drogue se dispersent et rentrent dans les lieux dans lesquels ils dorment», hébergements d'urgence ou résidences privées.

Dossier:
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Tags:
mairie, toxicomanie, Place Stalingrad de Paris, Paris
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