Des supporters français, image d'illustration

Comment se préparer pour le Mondial 2018? Un Français raconte

© Sputnik . Anton Denissov
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Conjuguer sa passion pour le sport avec l’envie de découverte, tels sont les motifs qui ont poussé le Français Adrien Danjou à devenir bénévole de la Coupe du Monde 2018 qui débutera dans moins d’un mois en Russie. Au micro de Sputnik, il fait part de ses projets et de sa préparation pour ce grand événement sportif.

Adrien Danjou a déjà été bénévole lors de l’Euro 2016 en France. Ce jeune homme a alors tellement apprécié cette expérience qu’il a décidé de candidater tout de suite après pour la Coupe du Monde en Russie.

Sa seconde motivation est sa passion pour le sport: «Comme je suis un grand fan de sport, pour moi c’est la chance de vivre l’événement depuis l’intérieur».

Adrien Danjou
Adrien Danjou
Adrien Danjou

C’est à Sotchi qu’Adrien sera engagé. Selon lui, le choix de la ville n’est point dû au hasard, c’est bien cette ville qui a accueilli, il y a quatre ans les XXIIe Jeux olympiques d’hiver. «Je me suis dit que c’était une ville sportive avec un cadre sportif agréable», avoue-t-il.

Pour Adrien il s’agit de son tout premier déplacement en Russie, si bien qu’il a soigneusement préparé ce séjour prochain. Il se dit curieux de voir comment se passe la vie en Russie que ce soit dans les commerces, dans les transports.

Mais c’est la culture culinaire qui suscite surtout son intérêt, il pense qu’il aura l’occasion de découvrir de nouveaux plats. Toutefois, il avoue réaliser que pendant la Coupe du Monde le pays sera un petit peu différent.

«Comme il y aura beaucoup de supporters de tous les continents, je pense que la culture russe va plutôt laisser place à la culture mondiale». Mais comme il passera un mois sur place, il aura tout de même "l’occasion de fréquenter des collègues et mes managers qui sont russes dans la majorité. Donc ce sera une belle immersion dans ce pays inconnu pour moi", explique-t-il dans son commentaire.

Voir la Russie et y retourner un jour

Adrien assure que la seule chose qui l’inquiète avant son prochain déplacement en Russie, c’est la barrière linguistique.

«Mais je pense qu’une fois on est sur place et qu’on commence à rencontrer du monde, ça cède progressivement et après on a envie d’y rester», relate le jeune homme.

Il dit qu’il aimerait bien avoir la chance de visiter Moscou plusieurs jours. Ainsi, à l’avenir il compte retourner en Russie et avoir la chance de voir les monuments historiques de cette ville, la plus grande d’Europe en taille, et ceux de Saint-Pétersbourg.

Mais pour le moment, il se focalise sur Sotchi et a essayé de trouver un maximum d’informations sur cette cité.

Vue sur le stade Ficht
© Sputnik . Ilya Pitalev
Vue sur le stade Ficht

«D’après ce que j’ai lu sur Sotchi, c’est que c’est une ville qui est au bord de la mer Noire et entourée de montagnes. Et si j’ai bien compris, je pense que c’est également une ville qui est très prisée par les Russes, un peu comme Nice en France. Donc si j’ai la chance d’aller faire une randonnée dans les montagnes autour de la ville, j’irai sans hésitation», avoue-t-il.

Les villes de la Coupe du Monde: Kaliningrad
© Sputnik . Evgeny Odinokov
Adrien ne parle pas russe, mais en prévision pour cette mission il a pris quelques cours sur Internet pour apprendre quelques phrases.

«Je sais me présenter, dire mon âge, des choses vraiment les basiques pour faciliter un peu l’intégration», explique-il.

Les avantages du bénévolat

Pendant la Coupe du Monde, Adrien va aider les journalistes et les photographes. Pendant les matchs, il s’occupera en outre de la gestion de la tribune médias, parfois être au nord du terrain, auprès des photographes, puis, pendant les conférences de presse, passer les microphones aux journalistes. Ensuite, il sera également présent dans la zone mixte, qu’empruntent les joueurs pour sortir du stade, pour vérifier si l’organisation entre les joueurs et les journalistes se passe bien.

Vue sur le stade Ficht
© Sputnik . Ilya Pitalev
Vue sur le stade Ficht

À la question portant sur la peur des hooligans, il répond par la négative et se dit sûr que la sécurité sera au plus haut niveau.

«Je pense que la Russie et la FIFA vont tout faire pour que l’organisation soit la plus sécurisée possible. Pour moi personnellement, l’habitué à fréquenter les stades où il y avait des ambiances assez chaudes, ça ne fait pas peur. Je ne dirai pas que ça fait partie du football mais ça fait partie du moins de l’histoire du football», dit Adrien.

Bien évidemment, il supporte Les Bleus. Et bien que l’équipe de France ne joue pas à Sotchi, il espère pouvoir s’arranger pour regarder leurs matchs.

Le bénévolat «à l’étranger, c’est une expérience super-enrichissante et notamment en Russie qui est un pays dont on ne parle pas forcément beaucoup que ce soit sportivement ou même culturellement en France. C’est malgré tout, je pense, un grand pays où l’on construit de très beaux stades. Si je devais dire quelque chose, c’est vraiment la découverte et l’occasion de passer un moment festif et sportif dans un pays intéressant à visiter».

Tags:
témoignage, bénévolat, sport, découverte, cuisine, Mondial 2018, FIFA, Saint-Pétersbourg, Sotchi, Moscou, France, Russie
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