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La Russie entraînée contre son gré dans une nouvelle course aux armements (Novye Izvestia)

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MOSCOU, 19 juilet - RIA Novosti.Vingt ans après la fin de la guerre froide, la course aux armements est à nouveau au centre de la politique internationale. D'autant plus que les règles du jeu communes pour un secteur aussi hyperrentable que les ventes d'armes continuent à faire défaut.

Selon le rapport 2006 de l'Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (SIPRI), la Russie et les Etats-Unis font partie de premiers exportateurs mondiaux d'armement, même si les succès russes, soulignait le rapport, reposent entièrement sur les conceptions de la période soviétique.

Pour Anatoli Tsyganok, directeur du Centre russe des prévisions militaires, les positions de la Russie restent solides en Afrique (l'Algérie étant le premier acheteur d'armes russes), au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique latine. "C'est un business comme d'autres que la Russie pratique avec succès, grâce surtout aux anciens contacts soviétiques. Il est aussi vrai que le matériel militaire russe est aujourd'hui dans un état lamentable. La Russie a beaucoup d'argent, mais au lieu d'investir dans la conception d'armements radicalement nouveaux, nous modernisons le vieux matériel", se plaint l'expert.

L'exportateur officiel d'armements russes Rosoboronexport est d'un tout autre avis: si la Russie est un acteur de premier plan sur le marché mondial des armements, c'est surtout parce qu'elle réagit de manière opérationnelle aux changements de conjoncture, élargit la portée géographique et la nomenclature des livraisons. La part des équipements navals et celle des armements de défense antiaérienne ont fortement augmenté dans la structure des exportations d'armements russes, alors que les exportations d'armes légères ont été multipliées par 2,5.

A partir de la fin des années 1980, ce sont les intérêts financiers qui priment sur le marché des armements. Mais c'est la politique qui influe sur l'offre et la demande: instabilité dans une région ou une autre, réclamations territoriales réciproques, changements de politique étrangère, conflits armés. Il se trouve que les grands exportateurs d'armements sont obligés d'investir davantage dans le développement de leurs entreprises et contrôlent de moins en moins leurs débouchés. Un nouveau format de la course aux armements se profile ainsi.

Aujourd'hui, les médias internationaux évoquent le début d'une "nouvelle guerre froide", et à nouveau entre les Etats-Unis et la Russie. Quoi que disent les responsables politiques de part et d'autre de l'Atlantique, il reste un fait: les relations entre l'Occident et la Russie n'en finissent pas de se dégrader. Le cercle vicieux se referme. Le repartage des marchés et la nouvelle "course aux armements" changent la nature même des rapports mondiaux qui se sont établis au cours des quinze dernières années.

Cet article est tiré de la presse et n'a rien à voir avec la rédaction de RIA Novosti.

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